Réunie en Assemblée générale les 12 et 13 juin 2021, l’APSES dénonce cette mascarade de grand oral et demande sa suspension immédiate.

Cette année en particulier :
– En raison de la crise sanitaire, les élèves n’ont pas pu être préparé.e.s correctement et dans les mêmes conditions : certain.e.s élèves sont resté.e.s en présentiel toute l’année et ont donc bénéficié de près de deux fois plus d’heures de cours que d’autres.
– Cette épreuve a été imposée malgré l’impréparation dénoncée tout au long de l’année par les enseignant.e.s, les élèves et leurs parents : encore aujourd’hui demeure un flou sur les critères d’évaluation et les consignes sont contradictoires selon les disciplines et les académies. À une semaine de l’épreuve, la désorganisation est totale.

Au-delà de cette année :
– Ce grand oral est au cœur du renforcement des inégalités sociales induites par la réforme du baccalauréat. Aucun temps n’a été dédié dans les emplois du temps pour préparer cette épreuve. Elle évalue donc des compétences que l’école ne transmet pas.
– Ce grand oral accorde une importance démesurée à la forme et valorise peu le fond.

L’épreuve de grand oral, en l’état, doit être supprimée et remplacée par une épreuve évaluant l’oral autrement, dans une optique formatrice, émancipatrice et juste.
Contre cette session de baccalauréat placée sous le sceau de l’inégalité et de l’arbitraire, l’APSES appelle les collègues à s’inscrire dans toutes les mobilisations collectives contre ce grand oral, y compris la grève.

Pour rappel, voici les principaux communiqués déjà publiés par l’APSES au sujet du Grand Oral :

 

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