Paris, le 9 mai 2022 :

Depuis la mise en place de la réforme du baccalauréat à la rentrée 2019, les épreuves écrites de spécialité, comptant pour 32% de la note finale, n’ont jamais pu se tenir comme prévu en mars, au lieu de juin dans l’ancienne mouture.

L’année dernière, la crise sanitaire a clairement percuté la scolarité des élèves et leur formation, rendant difficile leur passage des examens. Or, pour la session 2022 du baccalauréat, c’est sur le constat du manque de préparation et de formation des élèves que les épreuves du mois de mars ont été reportées.
Ainsi, depuis 2 ans, la communauté éducative fait le constat du calendrier intenable des écrits de spécialité du baccalauréat en mars. Ce problème est structurel, et ne saurait être imputé au contexte sanitaire. A cela s’ajoute, en SES, des programmes particulièrement lourds, conduisant au bachotage dès la classe de première.

A l’aube des écrits du bac 2022, l’APSES lance une pétition réservée aux professeur·e·s de SES : //www.apses.org/petition-bac2023/

Le message est clair : les élèves ont besoin de toute l’année pour s’approprier les savoirs et mécanismes au programme, pour exercer leur réflexion, et s’entraîner aux méthodes, aux épreuves du baccalauréat, en conditions réelles. Il en va de leur réussite à l’examen, de leur formation intellectuelle comme de leur préparation aux exigences de l’enseignement supérieur.

Pour que les élèves et leurs professeur·e·s puissent à nouveau travailler sereinement, concilier véritablement apprentissages des contenus et de la méthodologie des épreuves de baccalauréat, l’APSES demande au futur ministre d’annoncer au plus vite, avant les vacances d’été :

• le rétablissement de manière durable des épreuves écrites de spécialité en juin ;
• l’aménagement de programmes trop volumineux et inadaptés dans le cycle terminal.

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