La réforme du lycée et du baccalauréat s’est accompagnée d’une nouvelle refonte des programmes de Sciences Économiques et Sociales qui sont entrés en vigueur à la rentrée 2019 pour les classes de Seconde et de Première. Ces programmes ont été précisément critiqués dès leur publication, en particulier pour le manque de pluralisme scientifique de certains chapitres. Après quatre mois d’application, l’APSES constate que les malfaçons signalées et ignorées par le Ministère et le Conseil supérieur des programmes mettent en difficulté collègues et élèves.

Tout d’abord, le maintien d’un faible volume horaire en Seconde (1h30 hebdomadaires) et sa réduction en Première (4 heures au lieu de 5), ainsi que l’absence de dédoublements définis nationalement, alors que les effectifs gonflent dans les classes, ne permettent pas de travailler correctement ces nouveaux programmes, caractérisés par une extrême lourdeur et une technicité bien trop élevée de certains chapitres.

De telles conditions empêchent les enseignant.e.s de bien mener leur mission auprès de leurs élèves, notamment les plus fragiles. Il n’est plus guère possible de mettre en œuvre des pratiques pédagogiques diversifiées, de respecter le temps nécessaire aux élèves de s’approprier les connaissances, les méthodes de raisonnement et d’argumentation propres aux sciences sociales. Ces choix impossibles (la quantité contre la qualité) conduisent les enseignant.e.s à vivre une forte dissonance entre leur désir de bien faire leur travail et l’impossibilité matérielle de le faire, ce qui est la genèse de la souffrance au travail.

Enfin, nous prévoyons une grave dégradation de la formation des élèves en Terminale puisque la réforme du baccalauréat implique que les épreuves de spécialité se déroulent désormais en fin de second trimestre, amputant ainsi l’année d’un tiers.

Au regard des besoins de formation en Sciences Économiques et Sociales des lycéen.ne.s, l’APSES rappelle sa demande d’accroissement du volume horaire et de dédoublements définis nationalement à tous les niveaux.

Dans l’immédiat, nous demandons que soit mis en place un groupe de travail afin de proposer et mettre en œuvre des allègements significatifs des programmes de Seconde, Première et Terminale.
Contrairement à la composition du groupe d’élaboration de ces nouveaux programmes, ce groupe devra être majoritairement composé d’enseignant.e.s du secondaire afin que l’expertise de terrain soit réellement prise en compte.

A terme, le Ministère ne pourra pas faire l’économie d’une réécriture des programmes.

 

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Répartition par académie au 5 mars (entre parenthèses : en % d’enseignant-e-s de SES de l’académie*)

carte_academies

  • Aix-Marseille : 41( 16.9%)
  • Amiens : 53 ( 38.7%)
  • Besançon : 40 ( 45.5%)
  • Bordeaux : 82 ( 30.3 %)
  • Caen : 52 ( 44.4%)
  • Clermont-Ferrand : 26 ( 26.5%)
  • Corse : 3 ( 15.8%)
  • Créteil : 136 ( 36.7 %)
  • Dijon : 43 ( 35 %)
  • Étranger : 32 ( xx %)**
  • Grenoble : 136 ( 46.1%)
  • Guadeloupe : 5 ( 11.6%)
  • Guyane : 1 (4.5 %)
  • La Réunion : 6 ( 7.4%)
  • Lille : 94 ( 29.3%)
  • Limoges : 6 ( 13.6%)
  • Lyon : 66 ( 22.3%)
  • Martinique : 2 ( 6.1%)
  • Mayotte : 1 ( 4.5%)
  • Montpellier : 20 ( 10.3%)
  • Nancy-Metz : 13 ( 7.7%)
  • Nantes : 85 ( 28.2%)
  • Nice : 40 ( 24.2%)
  • Nouvelle-Calédonie : 1 ( xx %)
  • Orléans-Tours : 53 ( 25.6%)
  • Paris : 54 ( 20.4%)
  • Poitiers : 37 ( 27.0%)
  • Reims : 26 ( 27.4%)
  • Rennes : 122 ( 42.5%)
  • Rouen : 26 ( 17.7%)
  • Strasbourg : 40 ( 28.0%)
  • Toulouse : 43 ( 19.4%)
  • Versailles : 147 ( 27.0%)
  • Académie non renseignée : 4
  • ENSEMBLE (Nombre de signatures au 5 mars) : 1 536 (27.9%)

*en % du nombre total d’enseignant.e.s de l’académie (public + privé) en 2015

** les enseignant.e.s à l’étranger sont comptabilisé.e.s dans les effectifs de leur académie de rattachement

 

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