Paris, le 18 juin 2019 :

Depuis plusieurs mois, l’APSES n’a eu de cesse de dénoncer les réformes du baccalauréat et du lycée  :

conditions d’apprentissage dégradées, avec des classes surchargées et la perte de nombreux dédoublements ;

multiplication des évaluations qui met en péril la relation pédagogique entre l’enseignant.e et ses élèves et ne peut que perturber la continuité des enseignements tout en raccourcissant drastiquement l’année scolaire ;

suppression de postes fixes dans toutes les académies (les vacataires et contractuel.le.s, nombreux.ses en SES, en seront les premières victimes) ;

part de contrôle continu local au baccalauréat qui signifie la fin du caractère national du diplôme ;

mise en concurrence délétère des disciplines et des collègues ;

programmes de SES non pluralistes et encyclopédiques ;

faible cohérence entre les programmes de SES de la seconde à la terminale ;

– nouvelle épreuve du baccalauréat de première inadéquate pour les élèves comme pour les correcteurs ;

simulacre de consultation faisant offense à l’intelligence collective.

L’APSES a pourtant été force de proposition en amendant les projets de programme de seconde et de première et en proposant son propre programme de terminale.

Réuni.e.s en assemblée générale les 15 et 16 juin, les membres de l’association ont fait le bilan d’une année particulière : l’APSES a établi un record historique d’adhérent.e.s – plus de 2100 à ce jour, soit 40 % des effectifs de la discipline, pendant que les SES étaient durement attaquées.

Malgré cette représentativité et l’adhésion de la profession à nos revendications, force est de constater que le Ministère consulte, mais ne change rien de ses projets.

Face à cette réforme qui aggrave les défauts du lycée et des programmes actuels au lieu de répondre au défi des inégalités scolaires, face à ce déni du dialogue social, face à la dénaturation des SES, les professeur.e.s de SES étaient nombreux.ses dans les mobilisations du lundi 17 juin qui ont eu lieu dans toutes les académies.

A Paris, plus de 200 collègues de SES ont participé au rassemblement commun avec l’inter-syndicale, rue du Bac, pour continuer à enseigner leur discipline dans des conditions d’apprentissage décentes pour les élèves. Le succès de cette mobilisation devrait sérieusement alerter le Ministère.

Une réforme pensée et faite contre les personnels ne pourra pas s’appliquer avec sérénité : le Ministère doit enfin travailler avec la communauté éducative s’il souhaite réellement améliorer le système éducatif.

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