Alors que dans les académies, les établissements ont reçu leurs dotations horaires pour l’année 2019-2020, l’APSES a voulu dresser un premier tableau des effets probables de la réforme du lycée pour les Sciences économiques et sociales.

Les enseignants de SES de  plus de 500 établissements ont répondu à une enquête par questionnaire, dont les principaux résultats (détaillés en pièce-jointe) sont particulièrement inquiétants. Notre enquête montre en effet :

  • Une diminution du nombre de postes en SES ;
  • Une dégradation des conditions d’enseignement, avec en particulier un fort recul du nombre d’heure à effectifs réduits en SES ;
  • L’éviction fréquente des SES dans l’enseignement de la la spécialité « Histoire-géographie-géopolitique-sciences politiques », pourtant théoriquement pluridisciplinaire.

Les Sciences économiques et sociales paieraient un lourd tribut, avec une baisse de plus de 10% des heures postes en SES dès la rentrée prochaine, dessinant ainsi un véritable plan social pour la discipline, dont les collègues contractuels seraient les premières victimes.

Au final, cette réforme marginalise l’enseignement des sciences sociales au lycée, le retour des SES dans le tronc commun de seconde n’étant qu’un trompe-l’œil, sans modification des déséquilibres actuels entre les disciplines. A ce titre, l’APSES réitère sa demande de porter l’horaire d’enseignement en seconde à 3 heures hebdomadaires, appuyée dans une pétition signée par plus de 16 000 citoyen.ne.s l’année dernière.

L’APSES rappelle son opposition au lycée modulaire et reste très attachée à l’organisation en séries, permettant une spécialisation équilibrée et progressive. Les SES doivent être l’enseignement pivot d’une série cohérente, où s’expriment des complémentarités fortes entre le programme de SES et ceux des autres disciplines de la série.

 

Synthese APSES reforme 2019 sc

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