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Nouveau bac : inquiétude pour les sciences économiques et sociales

 Est-ce la fin d’un grand rituel national ? La réforme du baccalauréat présentée le 14 février par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, reconfigure largement les modalités de cet examen de fin d’études secondaires, jugé trop lourd et trop coûteux à organiser et insuffisamment adapté aux attentes de l’enseignement supérieur.

Exit, tout d’abord, pour le bac général, les séries L, ES et S. Tous les élèves auront un « socle de culture commune » (français, histoire et géographie, langues, philosophie…), auquel viendront s’ajouter, en classe de première, trois enseignements dits « de spécialité » choisis par les élèves parmi dix proposés, dont deux qui seraient poursuivis en terminale.

Les épreuves finales ne comprendraient plus que ces deux enseignements de spécialité, un oral sur la base d’un « projet » individuel lié à ces enseignements, et la philosophie. Ces épreuves représenteront 60 % de la note finale. Le reste (hormis les épreuves anticipées de français, inchangées) passerait en contrôle continu et pèserait donc 40 % de la note finale, dont 10 % liés à la « prise en compte des bulletins scolaires« .

L’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses) a exprimé son inquiétude quant au « net recul » des SES, voyant dans ce projet une remise en cause « de la place de la troisième culture au lycée » dans ce projet. Ces dernières ne seraient en effet plus que l’un des dix enseignements de spécialité, ce qui offrirait « un temps de formation en SES de 20 % inférieur à la situation actuelle« .

L’Apses demande en particulier que les SES fassent partie du tronc commun d’enseignement en seconde. Et que, par diverses mesures (création d’une option facultative, subdivision de la spécialité « histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques »), une meilleure place soit réservée à « une formation aux sciences sociales devenue aujourd’hui indispensable«  et « contribuant pleinement à la formation du citoyen« .

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