Le Conseil national éducation-économie vient de renouveler une partie de ses membres.

C’est une nouvelle équipe de patrons qui entre au Conseil national éducation-économie (CNEE) avec la publication, le 13 novembre, de l’arrêté qui scelle leur nomination. Le boulanger Eric Kayser, le directeur des ressources humaines de la RATP, Jean Agulhon, le directeur général de Nestlé France, Richard Girardot, ou encore l’ex-président du Crédit Lyonnais Jean Peyrelevade arrivent au sein de l’emblématique CNEE, créé en 2013 pour rapprocher l’école de l’entreprise.

Ils remplacent respectivement Henri ­Lachmann (président du conseil de surveillance de ­Schneider Electric), Jean-Pierre Boisivon (ancien délégué général de l’Institut de l’entreprise), Michel Pébereau (ex-PDG de BNP Paribas) et Xavier Huillard (PDG de Vinci). Ces derniers  avaient claqué la porte mi-septembre en invoquant l’allégement des programmes d’économie en classe de seconde, et un différend avec le ministère de l’Education nationale sur l’apprentissage.

« Bavure du ministère sur les programmes d’économie »

Leur départ n’a en rien  « ébranlé » le travail engagé, affirme le président du CNEE.  « Après la bavure du ministère de l’Education sur les programmes d’économie – qui a été reconnue -, nous avons une saisine du ministère qui nous permet de ­sortir par le haut et de donner un point de vue sur l’ensemble de l’enseignement de la seconde à la terminale », estime Pierre Ferracci, le président du CNEE.

Le Conseil n’avait pas été ­consulté sur le sujet, ce qui avait provoqué la colère de Michel ­Pébereau et entraîné le départ d’autres. Le CNEE doit remettre son rapport à la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, d’ici à février. C’est, pour le président du CNEE,  « l’occasion de tourner la page sur les programmes d’économie et d’apporter les modifications qui s’imposent ».

Ironie de l’histoire, pour ce ­rapport, le président de l’Académie des sciences morales et poli­tiques a désigné comme inter­locuteur du CNEE l’un de ses membres, qui n’est autre que… Michel Pébereau.  « On quitte le CNEE par la porte et on revient par la fenêtre », regrette Pierre ­Ferracci, qui se dit convaincu qu’ « il n’y aurait jamais eu cet incident si nous n’avions pas été en période électorale ».

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