Entrevue entre l’APSES et l’Inspection Générale le 18/10/2019

 

Étaient présent.e.s lors de cette entrevue :

  • Pour l’Inspection Générale : M . Marc Pelletier, doyen de l’Inspection générale de SES, et M. Christophe Lavialle, Inspecteur général de SES et co-pilote du comité de suivi de la réforme du lycée. 
  • Pour l’APSES : Solène Pichardie, co-présidente de l’APSES ; Igor Martinache, co-secrétaire général et Camille Aymard co-secrétaire générale.

 

La rencontre, très cordiale, s’est déroulée dans les bureaux de l’Inspection Générale et a duré 2h40. Le compte-rendu a été soumis à nos interlocuteurs, qui ont confirmé sa fidélité aux propos échangés.

  1. Sur l’enseignement du développement durable en SES

L’APSES fait part de son étonnement concernant la communication du ministère listant les disciplines qui traitent du développement durable et dans laquelle les SES ne sont pas citées. Un mail a été envoyé à la Dgesco par l’APSES.

L’APSES fait part des remontées très nombreuses de la part des collègues qui souhaiteraient que les enjeux environnementaux et climatiques soient davantage présents et valorisés en SES. L’APSES organise d’ailleurs son prochain stage national « regards croisés sur l’environnement » (les 23 et 24 janvier 2020). M. Jean Jouzel qui ouvrira le stage.

L’IG est consciente du problème soulevé par l’APSES concernant l’absence des SES dans cette  communication du ministère. Elle connaît la communication du ministère à laquelle fait référence l’APSES mais ne peut dire si elle sera modifiée car il s’agit simplement d’un communiqué à un moment donné. L’Inspection Générale reste très attentive au fait que le développement durable est un thème qui a toute sa place dans l’enseignement de SES.

 

  1. Sur les épreuves de Première et le baccalauréat

 

  • Baccalauréat 2020 :

L’APSES souhaiterait obtenir les moyennes de SES en tronc commun, et des enseignements de spécialité (économie approfondie et sciences sociales et politiques) des sessions de juin 2018 et 2019.

L’Inspection Générale répond que cela est possible, et qu’elle va les transmettre à notre association.

L’APSES demande que les copies de baccalauréat soient réparties plus équitablement entre les collègues car il a été constaté de fortes disparités entre certain.e.s collègues, non compensées par une rémunération compensatoire.

L’Inspection Générale sait que les collègues IPR avec les DEC des académies font leur possible pour éviter des situations inégalitaires. Mais cette demande sera transmise.

L’APSES demande si les copies seront numérisées lors de la session de juin 2020 du baccalauréat.

L’Inspection Générale avance qu’il y a eu trois ou quatre académies pilotes et qu’à terme les copies seront numérisées mais l’IG n’a pas entendu parler d’une généralisation en 2020.

L’APSES demande comment va se passer la « transition Bac 2020-2021 ». Dans le JO du 18 juillet 2019, il est stipulé que la note de sciences sociales et politiques accolée à la note de l’épreuve terminale de sciences économiques et sociales pourra être conservée au titre de la spécialité HGGSP mais cela pose problème car le contenu des deux programmes n’a rien à voir. Il est également fait mention de la note d’économie approfondie, mais il n’est pas indiqué que la note de SES pourra être conservée pour les SES.

L’Inspection Générale insiste sur le fait que les mesures transitoires sont prises dans l’intérêt des élèves. Elles sont effectivement définies par arrêté du 29-4-2019 du J.O. du 18-7-2019. Pour les élèves n’ayant pas de spécialité SES, la note obtenue en SES peut être conservée.

  • Les épreuves de Première (E3C) :

L’APSES demande, concernant les épreuves d’E3C en Première, s’il est possible d’autoriser le « panachage » des sujets (choisir une partie 1 dans un sujet, et une partie 2 dans un autre) car le programme ne sera probablement pas terminé quand les épreuves auront lieu. L’APSES s’inquiète également du nombre de sujets qui seront proposés.

L’Inspection Générale répond qu’il appartiendra à l’équipe de SES de proposer des sujets au chef d’établissement. Les sujets proposés dans la banque de sujets ne sont pas modifiables ; ils couvriront l’ensemble du programme. Il y aura, à terme, une base de 150 sujets.

L’Inspection Générale précise que les sujets de cette année ont déjà été élaborés par les professeur.e.s sollicité.e.s. conjointement avec les collègues IA-IPR. L’IG validera la banque de sujets et la mise en ligne aura lieu au mois de mars 2020. Les sujets de la banque sont construits dans la plus grande continuité avec les sujets spécimens.

L’APSES demande s’il y aura des formations sur ces nouvelles épreuves.

L’IG précise que cette épreuve renvoie à une épreuve de contrôle continu. L’IG travaille à produire des outils concernant l’évaluation de cette épreuve avec notamment une grille à destination des élèves et professeur.e.s ; cette grille « générique » sera mise en ligne au plus tard lors de la mise en ligne des sujets. Les épreuves ont été construites selon un double objectif : (1) évaluer les compétences qui sont effectivement travaillées dans le quotidien de la classe, les épreuves n’appellent donc pas ou peu de travail méthodologique spécifique ; (2) développer des compétences utiles pour les épreuves finales (dans une logique de cycle terminal). Par ailleurs, les exercices proposées ainsi que les compétences visées sont très classiques en SES (notamment, mobilisation de connaissances, exploitation de documents, construction d’un raisonnement) et ne déstabiliseront ni les élèves ni les collègues.

L’APSES indique que les collègues sont très sceptiques quant à la contrainte d’une page de réponse concernant la 2e partie de l’épreuve (raisonnement appuyé sur un dossier documentaire) et qu’il n’est pas possible de répondre aux exigences de l’épreuve en une page.

L’Inspection Générale répond que cette consigne d’une page a uniquement pour but de rassurer les élèves sur ce qui est exigible en fin de Première. Ce n’est pas une capacité de synthèse qui est recherchée mais la construction d’un raisonnement limité par le programme et par le niveau d’enseignement. Aussi, il y a un objectif de concision dans cette épreuve. Il s’agit également d’un signal envoyé aux élèves qui abandonnent la spécialité afin de montrer que ce n’est qu’une épreuve de deux heures. Au-delà de la grille « générique » évoquée, des éléments de correction des sujets spécimen seront proposés.

L’APSES propose que les deux heures de l’épreuve soient uniquement consacrées à la 2ème partie de l’E3C.

L’Inspection Générale met en avant l’importance qu’il y ait deux exercices pour que les élèves puissent être interrogé.e.s sur plusieurs parties du programme.

L’APSES demande quels sujets seront enlevés de la base, sur quels critères le seront-ils et à quel moment cela se fera.

L’Inspection Générale répond que ce sera fait entre l’année N et l’année N+1. Après les remontées des établissements concernant les sujets choisis, un choix sera fait de les enlever ou non de la base. L’IG rappelle qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir par rapport à cela car les sujets enlevés seront remplacés par d’autres sujets de façon à toujours couvrir la totalité du programme.

L’APSES rappelle les inquiétudes des collègues concernant le fait que ces épreuves ne se dérouleront pas dans les conditions d’examen et qu’il n’y a pas de décharge ou de rémunération prévue.

  • Le baccalauréat 2021, les épreuves de Terminale :

L’APSES demande ce qu’il en est des épreuves de Terminale.

L’Inspection Générale répond que les notes de service seront publiées d’içi la fin de l’année. Comme indiqué dans l’arrêté publié au JO, il s’agira d’une épreuve de quatre heures. Sous réserve de publication de la note de service, il y aura une épreuve de dissertation à l’identique à celle existant actuellement, et une épreuve composée un peu modifiée. Dans la première partie, il n’y aura plus qu’une seule question de connaissances sur 4 points. La seconde partie sera toujours une étude de document mais ressemblera davantage à la partie 1 de l’E3C de Première. Il y aura donc deux questions en lien avec le document où il s’agira d’amener des connaissances pour dépasser la simple description du document, cette épreuve sera évaluée sur 6 points.  La 3ème partie sera identique à celle de l’EC actuelle.

L’APSES demande si dans l’EC2, les élèves pourraient se voir interroger sur leur capacité à tracer une courbe.

L’Inspection Générale répond qu’au regard du programme de la classe de Terminale cela ne sera a priori pas le cas.

L’APSES demande si dans l’EC2, les élèves pourraient se voir demander de faire des calculs.

L’Inspection Générale indique que cela pose la question de l’usage de la calculatrice et de quel type de calculatrice utiliser. Une nouvelle circulaire sur l’usage de la calculatrice est en train d’être rédigée mais ce n’est pas simple. L’IG ne serait pas opposée à ce que les élèves utilisent une calculatrice type collège pour qu’ils puissent développer des capacités d’analyse des données statistiques au service d’un raisonnement. Cela pourrait faire l’objet de la première question de la partie 2 de l’EC. Si cette évolution devait avoir lieu, elle ne pourrait se faire que progressivement.

L’APSES s’interroge sur la capacité des collègues de préparer les élèves à la dissertation en seulement deux trimestres au vu de la date des épreuves de baccalauréat.

L’Inspection Générale est consciente qu’il s’agit d’un enjeu important et rappelle que des compétences sont travaillées dès la classe de Première. L’IG répond également qu’il faudra accorder une attention particulière aux modalités d’évaluation et à la formulation des énoncés de dissertation. L’IG reste très attachée à la dissertation.

L’APSES demande des informations concernant les chapitres qui ne seront pas évalués en Terminale.

L’Inspection Générale répond qu’après passation des épreuves en mars, les cours reprendront. L’élève peaufinera sa préparation pour le grand oral avec peut-être des séances dédiées (par exemple sur l’AP) mais rien n’est encore décidé sur ce point. Un document de présentation de grand oral est prévu d’ici la fin de l’année civile. Une note de service annuelle précisera les chapitres susceptibles d’être évalués lors de l’épreuve finale. Aucun chapitre ne sera exclu automatiquement tous les ans de l’évaluation. Une attention particulière sera apportée au nombre de thèmes restants.

L’APSES rappelle le problème que pose le fait de faire passer les épreuves de baccalauréat en mars puisque les élèves choisiront, rationnellement de ne plus suivre les cours de spécialités pour se préparer au grand oral.

L’Inspection Générale répond que ces enjeux sont particulièrement pris en compte par le comité de suivi de la réforme. Aussi, une communication du ministère relative au grand oral est prévue d’ici la fin de l’année 2019. Sur le plan pédagogique, chaque établissement mettra en place des dispositifs de préparation adaptés au profil de leurs élèves.

L’APSES demande quelle sera la place de la préparation du grand oral en SES.

L’Inspection Générale rappelle que le grand oral s’adossera à un ou deux enseignements de spécialité. L’assise disciplinaire pourra être variable selon le choix de l’élève. L’idée n’est pas de faire une « épreuve terminale bis ».

L’APSES réaffirme que l’un des problèmes du grand oral est qu’il s’agit d’une épreuve socialement très discriminante.

L’Inspection Générale considère que précisément l’un des objectifs est de rendre moins discriminante les compétences utiles aux épreuves orales.  Les dispositifs mis en place dans les établissements devraient avoir cette ambition en étant adaptés aux profils des élèves qu’ils accueillent.

  1. Sur les programmes de SES 

            L’APSES indique que, selon les remontées des collègues, le chapitre sur le marché en Première pose de nombreux problèmes. Par exemple, les élèves butent sur l’item « savoir déduire la courbe d’offre de la maximisation du profit par le producteur ».

L’Inspection Générale insiste sur le fait que l’on peut aborder cela de manière très simple, notamment en présentant le comportement rationnel d’un producteur de manière intuitive avec des exemples simples.

L’APSES souligne aussi que, selon les collègues, le programme de Première est beaucoup trop volumineux.

L’Inspection Générale considère que c’est une question essentielle et rappelle que le groupe d’élaboration des projets de programme a été attentif à cette question en réduisant le nombre de thèmes et en tentant de mieux délimiter les objectifs d’apprentissage. Les objectifs d’apprentissage définissent, ce que l’élève doit avoir compris à l’issue du chapitre. Il appartient au professeur.e de construire les situations d’apprentissage pour arriver à cet objectif-là et à ne pas ajouter de choses. Il y a souvent une lecture extensive des programmes. Par exemple : sur le chapitre sur le marché, il n’est pas utile de traiter de l’ensemble des structures de marché possibles (matrice de Stackelberg) ; sur la socialisation, les notions de normes et valeurs ne font pas parties des objectifs d’apprentissage.  Les objectifs d’apprentissage bornent ce que les élèves doivent savoir.

L’APSES met en avant que l’absence de la consommation comme objet d’étude est un réel problème.

L’Inspection Générale répond que les programmes ne sont pas extensibles et que certains éléments anciennement abordés lors de l’étude la consommation sont traités dans  d’autres chapitres.

L’APSES demande si une évaluation de la mise en œuvre des programmes cette année est prévue afin d’apporter éventuellement certains aménagements.

L’Inspection Générale confirme que des visites d’établissement sont prévues pour observer la mise en œuvre des nouveaux programmes.

 

  1. Sur les conditions de travail et de rentrée

L’APSES fait part à l’Inspection Générale des chiffres des pertes de postes cette année grâce aux CTA (perte de 72 postes) et demande si elle dispose de telles données.

L’Inspection Générale indique que ces données ne correspondent pas aux remontées du terrain dont elles disposent et qu’il n’y pas de mouvement global de perte de postes.

L’APSES transmet les résultats de son enquête concernant l’évolution des conditions de travail liée à la mise en place de la réforme :

  • Il y a plus de collègues à cheval sur deux établissements et des collègues en très grande souffrance avec souvent des services composés uniquement des classes de seconde.

 

L’Inspection Générale répond qu’elle est consciente de ces difficultés et invite les équipes à ne pas faire des services avec uniquement des classes de seconde.

 

L’APSES signale également les évolutions suivantes :

 

  • Il y a une perte massive des dédoublements et une augmentation des effectifs dans les classes.
  • Il y a davantage de groupes et d’élèves en charge pour les collègues.
  • Il y a de fortes interrogations quant au suivi des élèves et des conseils de classes liées au fait que les groupes sont constitués d’élèves venant jusqu’à 8 classes différentes.
  • Il y a moins de collègues qui ont la charge de professeur.e principal.e en Première et en Terminale.
  • Il y a une perte massive des heures d’AP attribuées habituellement aux collègues de SES.

 

L’Inspection Générale répond que la question de l’AP sera certainement investie par la commission de suivi de la mise en œuvre de la réforme.

 

Autre point qui apparaît dans l’enquête de l’APSES :

 

  • L’HGGSP est très majoritairement enseignée par les collègues d’Histoire-Géographie.

L’Inspection Générale n’a pas de chiffres sur ce sujet

L’APSES déplore la perte d’identité de la filière ES. Elle soulève également les difficultés liées au fait que les élèves ne font plus tous des SES et des mathématiques.

L’Inspection Générale répond qu’elle est consciente du problème posé par la place des mathématiques. Toutefois, en termes de formalisation mathématique, les attentes sont très légères dans les nouveaux programmes. Cette réforme permet d’avoir des profils d’élèves plus divers où la difficulté mais aussi l’intérêt. L’IG rappelle la possibilité en classe terminale de prendre l’option mathématiques complémentaires.

L’IG souligne le fait que c’est une vraie réforme de structure du lycée qui nécessite un temps d’appropriation par les collègues et que les difficultés pointées par l’APSES sont communes à beaucoup de disciplines et non spécifiques aux SES. Par exemple, concernant le statut de professeur.e principal.e et les conseils de classe, ce sont des questions étudiées par le comité de suivi de la réforme. Rien n’interdit de positionner un collègue enseignant une spécialité comme professeur.e principal.e par exemple en créant une classe dans laquelle tous les élèves auront cette spécialité avec ce même collègue. L’IG insiste sur le fait que l’on gagnerait beaucoup si les choses étaient davantage coordonnées entre disciplines. L’APSES répond que les collègues le font quand ils/elles ont un groupe classe mais que c’est de moins en moins le cas avec la réforme.

 

  1. Sur les ressources d’accompagnement des programmes

            L’APSES fait remarquer qu’il y a un problème idéologique avec le document de travail à destination des collègues proposé par France Stratégie et l’IDE intitulé « Où réduire le poids de la dépense publique ? ». Dans les programmes de SES, on questionne justement ces objets d’étude que sont notamment la dette publique, le déficit public, l’intervention de l’État.

L’Inspection Générale répond que le site Melchior a un partenariat avec France Stratégie pour produire des ressources pédagogiques à partir des notes de France Stratégie. Ces documents pédagogiques sont de grande qualité. Le titre est celui de la note de France stratégie. Le document pédagogique n’a aucun parti-pris idéologique et traite de toutes les questions relatives aux dépenses publiques ainsi que le programme y invite. Dans le cadre de ce partenariat, il existe d’autres documents pédagogiques sur bien d’autres thèmes.

L’IG rappelle la diversité des partenariats qui concernent les SES, en particulier : INSEE, Banque de France, Economie sociale et solidaire, Les rendez-vous de l’histoire, Les Jeco, Collège de France, etc.

L’APSES met en avant le calendrier tardif de publication des fiches Eduscol et s’interroge quant au choix de ne pas avoir mis en ligne de fiches concernant les chapitres de sociologie ou le premier chapitre de seconde.

L’Inspection Générale répond que concernant le calendrier les délais ont été très serrés pour tout le monde. Les collègues y ont travaillé cet été et cela représente un travail important. Il a donc été mis en ligne ce qui était prêt ; la sociologie est désormais en ligne et les regards croisés arriveront prochainement. Les fiches sont produites par des collègues (professeurs et IPR) puis validées par l’IG. Les fiches ont été faites en Seconde (jusqu’à présent, il n’y en avait pas) et Première et ce sera fait de la même façon en Terminale avant la rentrée prochaine. L’IG insiste sur l’importance du préambule des fiches : il s’agit de documents à l’usage des professeur.e.s qui visent à donner des références scientifiques, des exemples exploitables pour nourrir leur réflexion. Les activités pédagogiques sont indicatives, elles donnent des pistes de travail ; elles ont vocation à s’enrichir.

L’APSES fait remarquer l’insuffisance voire l’inexistence de problématisation dans les fiches Eduscol.

L’Inspection Générale précise que l’idée était de ne pas modéliser et qu’il est possible sur un même chapitre, dans le respect des attendus du programme, d’avoir différentes démarches. Par ailleurs, structurer la fiche par objectif d’apprentissage  visait à bien circonscrire chaque objectif.

L’APSES fait remarquer que le choix de passer vite sur certaines parties du programme et au contraire d’appuyer beaucoup sur d’autres pose des problèmes d’orientation idéologique de ces fiches.

L’Inspection Générale répond qu’il n’y a pas d’orientation idéologique. Certains points peuvent effectivement être traités plus rapidement que d’autres avec parfois seulement une illustration et parfois des choses plus conceptuelles. L’IG reste ouverte au fait que l’APSES transmette les remarques des collègues.

 

  1. Sur la réforme des CPGE

 

L’APSES demande des précisions concernant la réforme des CPGE ECE.

L’Inspection Générale répond qu’il s’agit d’une réforme de la voie EC. Il s’agit d’une fusion entre les deux voies mais en maintenant une diversité de profils. Les élèves auront le choix entre quatre profils : Mathématiques Approfondies ou Mathématiques Appliquées et Histoire, Géographie et Géopolitique (HGG) ou Économie, Sociologie et Histoire (ESH). Il faudra repenser l’offre de formations pour que les quatre profils soient accessibles à tous les élèves dans un cadre géographique raisonnable. Il n’y aura plus d’Économie approfondie mais 8 heures d’ESH. Il n’y aura pas de bouleversements en termes de programmes. Une réflexion sera menée sur les deux enseignements de mathématiques pour que l’un ne soit pas vu comme plus prestigieux que l’autre.

L’APSES propose que l’ESH puisse avoir l’appellation « SES ».

L’Inspection Générale note cette proposition. Cela dépend en partie de l’évolution des programmes. Marc Montoussé est co-pilote du groupe d’experts sur les programmes. L’APHEC est représentée au sein du groupe.

Pour conclure l’entretien, l’Inspection Générale souhaite mettre en avant le fait que les premiers retours sur le choix des élèves concernant les SES sont bons. Les données ne sont pas encore définitives, mais les SES ont été choisies par près de 39% des élèves alors que précédemment 33% des élèves choisissaient d’aller en filière ES. Dans plusieurs académies, plus de 40% des élèves ont choisi les SES. La DEPP devrait prochainement publier les constats de rentrée. On peut donc être confiant sur la place des SES et de son attractivité dans le cadre de la réforme.

 

L’APSES souligne le fait que cette progression doit être relativisée car elle se fait dans un contexte de diminution du nombre d’heures d’enseignement en première. De plus, une partie de ces élèves pourra abandonner la spécialité SES en terminale.

 

L’IG considère qu’il faut être confiant sur l’attractivité de notre enseignement et l’intérêt qu’il présente pour la formation des élèves à l’enseignement supérieur.

 

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