Actuellement, les élèves ont accès à un enseignement d’informatique optionnel (« informatique et création numérique »), assuré par des collègues venant de plusieurs disciplines : mathématiques, physique-chime, mais également SES. La réforme Blanquer introduit un nouvel enseignement dans le tronc commun de seconde : « sciences numériques et technologiques ».

Qu’en est-il du programme paru au BO le 22 janvier ?

Préambule :

« L’enseignement de sciences numériques et technologie en classe de seconde a pour objet de permettre d’appréhender les principaux concepts des sciences numériques, mais également de permettre aux élèves, à partir d’un objet technologique, de comprendre le poids croissant du numérique et les enjeux qui en découlent. »

« L’enseignement de sciences numériques et technologie aide à mieux comprendre les enjeux scientifiques et sociétaux de la science informatique et de ses applications, à adopter un usage réfléchi et raisonné des technologies numériques dans la vie quotidienne et à se préparer aux mutations présentes et à venir de tous les métiers. »

« La présentation de chaque thème débute par des éléments de culture scientifique et technologique qui peuvent proposer des repères historiques, expliciter les concepts et décrire les impacts sur les pratiques humaines des technologies présentées. »

Ainsi, chaque thématique (Internet, Le Web, Les réseaux sociaux, Les données structurées et leur traitement, Localisation, cartographie et mobilité, Informatique embarquée et objets connectés, La photographie numérique) du programme est traitée avec un axe « Impacts sur les pratiques humaines ». Beaucoup d’éléments renvoient clairement aux sciences sociales.

Exemple pour le thème « les données structurées et leur traitement » :

« L’exploitation de données massives (Big Data) est en plein essor dans des domaines aussi variés que les sciences, la santé ou encore l’économie. Les conséquences sociétales sont nombreuses tant en termes de démocratie, de surveillance de masse ou encore d’exploitation des données personnelles. »

Exemple pour le thème « les réseaux sociaux » :

« L’objectif annoncé des applications de réseautage social est de mettre les individus en relation les uns avec les autres. Quelle est la réalité ? L’expérience de Milgram (1967) semble indiquer la constitution de « petits mondes » où chacun est au plus à six liens de distance d’un autre. Peut-on éviter les phénomènes de communautés liés à des recommandations se renforçant les unes les autres pouvant aller jusqu’à un appauvrissement de la pensée critique ? Ces questions font référence au concept de bonding (renforcement de liens existants au sein d’un même groupe) versus bridging (construction de nouveaux liens non redondants). »

Qui doit enseigner ?

« Cet enseignement s’inscrit dans le prolongement de l’enseignement d’algorithmique, d’informatique et de programmation dispensé au collège en mathématiques et en technologie. »

Pour l’APSES, si le programme de SNT convoque pour chaque thème des éléments relevant de notre champ disciplinaire, cet enseignement est principalement axé sur l’apprentissage et la maîtrise du langage informatique (programmation, algorithmique).

Pour les collègues souhaitant prendre en charge en totalité cet enseignement, il faut donc être conscient des compétences informatiques que cela exige.

N.B : suite à la mise en place de la nouvelle spécialité « numérique et sciences informatiques » (NSI) dans le cycle terminal, le ministère a annoncé le 7 janvier dernier la création du Capes d’informatique pour 2020. Les collègues ainsi recrutés, à partir de la rentrée 2021, auront donc vocation à enseigner en SNT et en NSI.

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