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Un arrêté supprime dans les programmes de sciences économiques et sociales un des cinq thèmes obligatoires d’enseignement intitulé « marchés et prix ».

SOURCE AFP

Publié le 22/07/2016 à 17:58 | Le Point.fr

Le Medef s’est insurgé vendredi contre un arrêté supprimant dans les programmes de sciences économiques et sociales de seconde un des cinq thèmes obligatoires d’enseignement intitulé « marchés et prix ». « On est à la fois inquiets et contrariés », a déclaré Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion au Medef.

Un arrêté publié mercredi au Journal officiel modifie les exigences imposées aux professeurs de sciences économiques et sociales les obligeant à traiter quatre thèmes, contre cinq auparavant, au cours de l’année de seconde : « ménages et consommation », « entreprises et production », « formation et emploi » et « individus et culture ». Le chapitre « marchés et prix » devient facultatif.
« Le ministère décide de retirer un des sujets qui est un des fondamentaux de l’économie », a déploré Florence Poivey. « C’est un levier privilégié pour ouvrir les jeunes au monde, c’est aussi leur quotidien qui est concerné », a-t-elle fait valoir. « On sait que la culture économique dans notre pays est en retrait par rapport aux pays voisins », a-t-elle affirmé.
« Une demande forte des professeurs de SES »

Elle a par ailleurs déploré le fait que le Conseil national éducation-économie (CNEE), une instance chargée d’animer une réflexion sur l’articulation entre le système éducatif et les besoins du monde économique et composée notamment d’enseignants, de chefs d’entreprises, de représentants d’employeurs et de salariés, n’ait pas été consulté avant la publication de l’arrêté.
Dans un courrier au président du Conseil supérieur des programmes et à celui du CNEE, daté du 19 juillet, la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacemdemande à ces deux instances de lui remettre pour le 27 janvier 2017 un avis conjoint sur « les thématiques, les concepts et les mécanismes jugés incontournables au regard des objectifs » de l’enseignement de SES. Elle évoque dans cette lettre « l’insuffisance de la culture économique des Français ».
Le ministère de l’Éducation a fait valoir que cet arrêté répondait à « une demande forte des professeurs de SES », qui estimaient que les programmes étaient « trop importants » pour le nombredédié d’heures. Pour le ministère, l’inquiétude du Medef est « infondée », le deuxième thème du programme, « entreprises et production » permettant aux élèves de découvrir les notions d’entreprise, de production marchande, ou encore de valeur ajoutée.

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