Les SES et l’APSES en ouverture du 7/9 de France Inter, contre les épreuves de spécialité en mars

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-7-9-30/le-7-9-30-du-mardi-03-janvier-2023-8303170

 » Rentrée dans le dur pour les élèves de Terminale. Les épreuves de spécialité qui comptent pour 30% de la note du bac sont à peine dans 9 semaines, les 20, 21 et 22 mars prochains, c’est dire si le stress s’invite dans cette rentrée de janvier. C’est la 1ère fois que ces épreuves de spécialité ont lieu si tôt, beaucoup trop tôt selon de nombreux professeurs.

Sonia Princet : c’est la course contre la montre pour boucler les programmes expliquent la plupart des professeurs de spécialité. En Sciences Economiques et Sociales par exemple, les élèves doivent avoir vu 7 chapitres, or 60% des professeurs n’en n’ont traité que quatre. Carole, professeure de SES dans les Hauts de Seine, vient tout juste de commencer le 5e :  » Par exemple là j’ai commencé le commerce international, c’est un gros chapitre, avec des notions complexes, des références aux auteurs ». Cette enseignante finira bien le programme, mais dans quelles conditions pour ses 36 élèves de Terminale, c’est ce qui l’inquiète : « je n’aurai pas le temps d’approfondir, je n’aurai pas le temps d’expliquer s’il y a des choses qui ne sont pas comprises. Et surtout, je n’ai pas le temps en parallèle de travailler la méthode. Les cours seront faits mais nous n’aurons pas le temps d’entraîner les élèves, notamment à la dissertation, qui est un exercice compliqué, long, qui nécessite des apprentissages, qui prend du temps. C’est ça qui nous manque en fait, c’est le temps pour bien préparer les élèves, avant ils passaient fin juin donc on avait quand même trois mois de plus pour s’entraîner ».

Comme Carole, 57% des professeurs n’ont pas pu entraîner les élèves à des épreuves de type bac en 4h, selon l’enquête réalisée par l’APSES (Association des Professeurs de SES). Les difficultés sont les mêmes dans toutes les spécialités. L’an dernier les épreuves avaient été repoussées en mai pour cause de Covid, mais c’est bien le manque de temps qui pose problème aux enseignants, et ce calendrier qu’ils jugent intenable;

 

 

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