Par Claude Garcia, enseignant de SES (lien vers l’article).

1) Pourquoi choisir de repasser les SES?

Rappelons que si un candidat n’a pas eu son bac au premier groupe d’épreuves, c’est qu’il n’a pas eu 10 de moyenne, qu’il n’ a pas eu les 360 points requis. Il doit rattraper les points qui manquent. Il choisit deux épreuves passées à l’écrit en juin, et on fera la différence entre la note obtenue à l’oral, le 8 ou le 9 Juillet 2019,  et la note de l’écrit. Exemple: il a eu 7 à l’écrit en SES, il a 11 à l’oral, il gagne 4 X 7 (ou 9) points suivant le coefficient. Ici 36 points de gagnés, s’il a une spécialité de SES. Il est toujours tentant de prendre les SES en raison du fort coefficient.

Et s’il a eu un 10 ou un 11 très honorable? il se peut que prendre les SES reste un bon choix. S’il manque une trentaine de points, c’est jouable. A contrario, pendre histoire géo parce qu’on a eu 5 à l’écrit, alors qu’on n’a pas révisé est risqué. Ceci étant, dans certains cas, il faut éviter de prendre SES, si déjà la note à l’écrit est très convenable.

Rq: Si son lycée ne lui a pas imposé de le faire le jour même des résultats,  le candidat fait connaître ses deux choix en arrivant au centre d’examen, soit à 7h30, soit à 13h30 en fonction de sa convocation; certains établissements convoquent à 8h et 14h.

2) Quel sujet prendre?

Le candidat  a le choix entre deux sujets, dont la forme est la suivante: un énoncé [type EC3] avec deux documents. Une question générale sur 10 points + une question de savoir-faire statistique sur un des deux documents, + deux questions de cours sur le reste du cours , ou alors sur le cours de spécialité SES (à savoir Economie approfondie, ou Sciences sociales et politiques); 10 points pour ces 3 questions. [voir ici la banque des sujets de SES de l’académie de Lyon] [et les sujets de l’académie de Nantes]

2 conseils : On retient le sujet sur lequel on a le plus de connaissances, la problématique n’est pas ici prioritaire.

Ensuite, on oublie le sujet qu’on n’a pas pris, si l’examinateur le laisse au candidat. Il faut se concentrer sur celui qui a été choisi. On n’ a que 30 minutes de préparation, puis 20 minutes de « passation ».

3) Pour optimiser ses chances, il aurait fallu réviser, avant les résultats de l’écrit

Si un élève a manqué de sérieux, et n’a pas anticipé sur les révisions quelques jours avant les résultats, inutile de le faire paniquer davantage. Il est dans l’urgence, on lui donnera quelques conseils basiques. Il faut privilégier la colonne deux des programmes (y compris celle de la spécialité, puisqu’il y aura 7 points sur les notions qui y figurent; il suffit de consulter le manuel). Si on a des connaissances sur les notions, on peut espérer s’approcher d’une note convenable. On trouvera ici quelques confusions à éviter en économie, et ici en sociologie.

Rappel: la question qui se pose à l’examinateur n’est pas: cet élève maîtrise-t-il vraiment bien son cours [si tel était le cas, on ne voit pas bien pourquoi il serait à l’oral], mais cet élève a-t-il suivi un cours de SES, s’y est-il un peu intéressé, auquel cas je donnerai une note qui l’aidera à remonter son retard?

4) Eviter les erreurs évidentes

Il faut un minimum de politesse. On dit bonjour et aurevoir sans en rajouter; inutile de se mettre mal à l’aise avec des formules qu’on n’utilise jamais. Une tenue correcte s’impose. Un bermuda convenable peut faire l’affaire. En revanche, la tenue trop décontractée qui laisse supposer qu’on part ensuite à la plage ou à la piscine est à proscrire.

On ne se braque pas quand l’examinateur pose des questions, et laisse même échapper un brin d’exaspération.

Remarque: Il faut être acteur de sa prestation, pas spectateur. On voit des élèves se liquéfier parce qu’il sentent qu’ils ne sont pas à la hauteur. Il faut être combatif, il faut chercher à échanger avec le prof. Inutile d’interpréter les attitudes du prof. Il est là pour vous aider à produire de bonnes réponses. Un professeur un peu ronchon ne sera pas forcément plus sévère qu’un professeur qui met à l’aise. Le premier sait qu’il ne fait pas bien son boulot, il peut compenser par une note plus généreuse. Le second convaincu de bien faire son travail peut « lâcher » moins facilement les points.

5) Il faut montrer qu’on a fait des SES durant l’année

Quand on le peut, on donne une petite définition (PIB / Classes sociales, Investissement  capital culturel / productivité …). On essaie de rebondir sur ce que le professeur a dit. On peut essayer de recaser quelques savoirs statistiques à l’oral, déjà révisés pour l’écrit (voir ci).

Il faut bien avoir à l’esprit que le professeur est là pour essayer d’aider l’élève à ne pas boire la tasse. Probablement que l’élève nage mal dans les eaux troubles pour lui, du programme de SES. Peu importe que le prof maître nageur ait l’air avenant ou au contraire sévère, il tendra des perches à l’élève, il faut donc tenter de les saisir, il faut échanger avec lui, dialoguer, éventuellement poser une question, et éviter de dire : « on l’a pas fait avec notre prof ». C’est peut-être vrai, mais invérifiable à ce moment là. Si l’examinateur ne s’ennuie pas trop avec le candidat, il saura l’en remercier. Il aidera ainsi l’élève à finir la traversée de la piscine terminale, au lieu d’avoir à recommencer l’an prochain, la fastidieuse  traversée.

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