Le programme est en pièce jointe, et il reste des places, n’hésitez pas à vous inscrire !

La participation au stage peut se coupler avec la participation à l’AG nationale (voir mail dédié).

Ce stage est organisé avec le soutien de Sud Education : vous avez droit à un congé pour formation syndicale (le 12 juin est un jour de surveillance potentielle de l’épreuve de mathématiques), pensez à déposer votre demande un mois avant le début du stage, soit avant le 12 mai 2026.

Informations et inscriptions ici, avant le 8 mai :

Espérant vous voir nombreuses et nombreux au stage régional et/ou à l’AG,
Raphaëlle Marx pour l’APSES PCV
9h – 10h Accueil café et viennoiseries et temps militant APSES Paris Créteil Versailles
10h – 13h Ouverture du stage et interventions d’Alice Thébault, économiste, Centre
d’économie de la Sorbonne et de Claire Flécher (sociologue, maîtresse de
conférences à l’Institut d’études du travail de Lyon (IETL) et au Centre Max Weber
de l’université Lumière Lyon-2).
14h – 15h20 Intervention d’Emma Lelong (juriste)
15h30 – 18h Session pédagogique : atelier fresque de la mer et mise à disposition de
séquences, ressources bibliographiques et sites sur le thème de la mer en SES.
Depuis une dizaine d’années, les recherches en économie, en sociologie, en droit, ou encore en
géographie de la mer se multiplient. Celle-ci n’est plus seulement saisie comme une infrastructure mais aussi, de plus en plus, comme une ressource. Il ne s’agit plus seulement d’étudier les routes maritimes en géographie, l’économie du transport maritime, le droit maritime, la sociologie du travail des marins et celle des mouvements migratoires. La mer est également un continent que le droit de la mer, l’économie de la mer ou encore la géographie de la mer nous aident à découvrir et nous proposent d’explorer. De fait, le milieu marin et le littoral font l’objet de plus en plus de recherches en sciences sociales, humaines et juridiques. La pêche, le tourisme, la biodiversité, l’aménagement du territoire, l’érosion des sols, etc., font partie des nombreuses thématiques où s’analysent les relations que les sociétés entretiennent avec l’écosystème marin.
Ces relations sont au coeur de tensions entre exploitation et préservation que nous souhaitons
présenter et analyser au cours de cette journée de formation.
Pour cela, nous avons retenu deux axes de travail en lien avec nos programmes de Sciences
Economiques et Sociales et de DGEMC que beaucoup de professeur.es de SES enseignent : le premier porte sur la production; le second, sur les inégalités.
De fait, les usages économiques des ressources et des infrastructures maritimes se diversifient et se renouvellent, avec par exemple l’exploitation des ressources minières et énergétiques marines, ce qui pose à la fois des questions de performance industrielle et technologique et des interrogations juridiques et écologiques : les nouvelles activités et technologies impliquent-elles de réfléchir à une refonte possible du droit maritime ? dans quelle mesure entrent-elles en contradiction avec la nécessaire protection et restauration des eaux, des océans et des récifs, coralliens par exemple, et la lutte contre les pollutions ?
De plus, l’exploitation de ces ressources tout comme le transport maritime par lequel transite plus de 90% du volume de marchandises dans le monde exigent des investissements considérables. Ces derniers attisent les rivalités entre puissances économiques et génèrent de profondes transformations du secteur du transport maritime de marchandises, que croisent par ailleurs les routes de l’exil. Aussi ces tensions sur les ressources et ces nouvelles organisations des flux de marchandises posent-elles à leur tour des questions économiques, sociologiques et juridiques sur la redéfinition des frontières maritimes pour sécuriser les accès aux ressources stratégiques de la mer, d’une part, et, d’autre part, sur l’impact de la mondialisation sur le travail et l’emploi à bord des navires de marine marchande : quels sont les enjeux de cette redéfinition des frontières maritimes ?
Comment se construisent les relations professionnelles sur les navires, comment sont-elles
régulées et réglementées et que révèlent-elles de la division internationale du travail et des rapports sociaux de production ?
C’est de ces questions que nous nous proposerons de discuter lors de cette journée avec trois
interventions de chercheuses sur ces sujets. Alice Thébault (économiste, Centre d’économie de la Sorbonne) présentera les usages économiques multiples de la mer, les caractéristiques de l’économie du transport maritime et leur impact sur la biodiversité. Claire Flécher (sociologue, maîtresse de conférences à l’Institut d’études du travail de Lyon (IETL) et au Centre Max Weber de l’université Lumière Lyon-2) analysera les transformations du travail et de l’emploi dans le transport maritime et leurs impacts économiques, sociologiques et juridiques sur les rapports sociaux de production, l’organisation du travail et les droits sociaux sur les navires. Ces présentations seront complétées par l’intervention d’une juriste, Emma Lelong, sur les différentes thématiques du droit maritime et du droit de la mer, avec deux questions d’actualité, celle d’une possible refonte du droit de la mer, et celle de la définition de
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