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POURQUOI VOULOIR SUPPRIMER UNE FILIERE (ES) QUI MARCHE ?

Apses Paris-Créteil-Versailles


PARIS, CRETEIL, VERSAILLES Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales www.apses.org COMMUNIQUE DE PRESSE 21 septembre 2007

POURQUOI VOULOIR SUPPRIMER UNE FILIERE (ES) QUI MARCHE ?

- Depuis plus de 30 ans, la section ES est unanimement considérée comme une réussite (y en a-t-il beaucoup ?) : cette filière, qui fut une grande innovation à l’époque, a pleinement participé à la démocratisation de l’enseignement secondaire et suscite chez les lycéens un intérêt croissant.

- En 2006, un rapport de l’Inspection Générale de l’Education nationale souligne que « familles et élèves tendent à privilégier les filières à spectre plus diversifié (ES et S) qui jouissent d’une meilleure image, présentant davantage de possibilités de poursuites d’études au delà et convenant donc mieux aux élèves encore indécis quant à leur avenir".(page25) Ce rapport ajoute : la série ES s’affiche d’emblée comme représentante des valeurs des humanités modernes et préparant largement, au delà des études d’économie, à celles de droit, de sciences humaines et aux métiers du secteur des services". (page 93).

- Pourtant, depuis un mois, rien ne va plus pour la section ES. Contredisant les statistiques de ses propres services, feignant d’ignorer le rapport cité, Monsieur Xavier Darcos s’est lancé dans une attaque virulente contre la section ES, l’accusant notamment de « ne pas avoir des débouchés évidents ».

- Cette accusation est véritablement surprenante pour ne pas dire grotesque puisqu’elle est contredite par toutes les statistiques du Ministère lui-même.

- Réunis le 19 septembre dernier, à l’appel de l’APSES, les professeurs de Sciences Economiques et Sociales des académies de Paris, Créteil et Versailles ont exprimé d’autant plus vigoureusement leur indignation qu’ils ne comprennent pas ce qui est réellement reproché à la section ES.

- S’il s’agit de rééquilibrer les séries du baccalauréat, la série ES, qui regroupe un tiers des élèves du bac général, qui marche et qui correspond à une forte demande sociale, n’a pas à en faire les frais ; une réforme qui permettrait un réel profilage de chacune des séries (ce qui contribue sûrement à la réussite de la série ES) pourrait conduire à des orientations positives et des poursuites d’études cohérentes.

- Ils s’opposeront, comme ils ont su le faire par le passé, à la destruction d’une voie de réussite permettant chaque année, à près de 100.000 bacheliers ES de réussir leurs études supérieures et de comprendre leur environnement économique et social ; ils s’engageront pour défendre le maintien de la série ES comme des autres séries de l’enseignement secondaire.

- Les nombreux témoignages de leurs anciens élèves, mais aussi d’universitaires, chercheurs…montrent l’intérêt et l’attachement à cette troisième voie de l’enseignement général au lycée.

- Nous souhaitons vivement que le Ministre applique la règle de transparence que le gouvernement auquel il appartient veut mettre au centre de son éthique et nous expose enfin ce qu’il envisage de faire de la section ES et des Sciences Economiques et Sociales au lycée.


Contacts : Pour l’APSES Paris : Edwige CORCIA : edwige.corcia@laposte.net 06 83 50 97 27 Gérard GROSSE grosse.gerard2@wanadoo.fr 06 84 83 84 23

Pour l’APSES Créteil :

Georges ORTUSI georges.ortusi@wanadoo.fr 06 82 90 76 09

Pour l’APSES Versailles : Fabrice MILLET fabrice.jacquesmillet91@orange.fr 06 63 52 23 66

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