Répartition de service : partageons-nous les classes de seconde

10 juin 2016


Depuis 2010, l’enseignement de SES en 2de est devenu un enseignement d’exploration, avec un horaire hebdomadaire réduit (de 2h30 auparavant à 1h30 aujourd’hui), ce qui a augmenté le nombre de groupes de Seconde que chaque enseignant peut avoir dans son service (jusqu’à 12 classes de seconde, dans les cas les plus extrêmes).

Ce risque est particulièrement élevé pour les stagiaires, les néo-titulaires, les TZR, les contractuels et vacataires, ainsi que pour les collègues qui sont nommés sur plusieurs établissements.

L’APSES appelle donc les collègues à être très vigilants au moment des conseils d’enseignement : il faut veiller à répartir équitablement les services et à tenir particulièrement compte de la situation des collègues qui travaillent dans plusieurs lycées. Il en va de la qualité de l’enseignement des SES en seconde et donc du bon recrutement des élèves de seconde pour l’orientation en Première ES. Aucun service ne doit être composé uniquement ou principalement de classes de Seconde. Tout enseignant doit, dans la mesure du possible, avoir dans son service au moins une classe de première ou de terminale, et tout service exclusivement formé par d’autres enseignements (seconde, EMC, AP, TPE…) doit être proscrit.

Que faire si le chef d’établissement ne respecte pas la répartition équitable proposée par le conseil d’enseignement ?

Localement, il faut avant tout essayer de discuter et d’expliquer au proviseur qu’il est dans l’intérêt des élèves d’organiser une répartition équitable des services car :

- L’ efficacité et l’enthousiasme d’un enseignant qui est amené à répéter une dizaine de fois le même cours sont en effet très réduits ;
- L’enseignant n’est pas à même de connaître les élèves (leur nom, leurs difficultés éventuelles, leurs progrès…) et donc d’adapter son enseignement en conséquence ;
- On enseigne d’autant mieux à des élèves de seconde que l’on enseigne également à des élèves de première et terminale, car on a alors une vision globale des attendus de chaque cycle ce qui permet une préparation progressive des élèves ;
- Il existe des risques pour la santé de l’enseignant.

Si la discussion ne donne pas de résultats, il est possible d’alerter l’IPR sur les situations locales, pour qu’il puisse éventuellement intervenir.

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