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Résultats de l’enquête sur l’allègement des programmes de terminale

Principaux résultats de l’enquête sur l’allègement des programmes de terminale -

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Le programme de tronc commun de terminale est jugé quasi unanimement comme étant d’un volume trop important et devant faire l’objet d’un allègement (94% des répondants) (3.1 et 3.2). Nombreux sont les collègues qui semblent avoir pris du retard dans le traitement du programme (3.5). Alors qu’à la fin décembre les collègues devraient avoir achevé 7 chapitres sur les 15 au programme (sur un rythme moyen de 2 semaines par chapitre), les trois quarts d’entre eux en ont au mieux achevé 5, et plus du tiers 4 seulement.

Les effets du programme sur les pratiques pédagogiques déclarées sont frappants : la majorité des collègues déclarent recourir plus fréquemment au cours magistral, consacrer moins de temps en cours à l’analyse autonome de documents par les élèves ou aux travaux de groupe ou effectuer moins d’exercice de remédiation. Ils sont aussi nombreux à déclarer moins diversifier les supports et activités pédagogiques, ou à moins donner la parole aux élèves en classe.

Afin de réduire le volume du programme (3.3), plus des trois quarts des répondants enseignants en terminale tronc commun privilégient la suppression de chapitres (en recommandant le plus souvent d’en supprimer 2 ou 3), et plus de la moitié la réduction du nombre de notions. La simplification des indications complémentaires ou la modification des épreuves de bac recueillent moins d’assentiment (un tiers des répondants environ). Il est vrai que ces deux dernières modalités relèvent davantage d’une réécriture des programmes et des épreuves que d’un simple allègement.

Le volume du programme de l’option « sciences sociales et politiques » pose également problème à la majorité des répondants qui l’enseignent (4.1 et 4.2), mais cela semble être moins le cas pour l’option « économie approfondie » qui comporte moins de chapitres.

Concernant les épreuves de baccalauréat, l’épreuve composée suscite davantage de commentaires négatifs que la dissertation. Si certains apprécient qu’elles puissent mieux évaluer des connaissances ou compétences précises, au profit d’élèves « travailleurs », il est fréquemment reproché qu’elle incite au bachotage au détriment de la réflexion, qu’elle bride la liberté pédagogique ou qu’elle supprime les sujets débats. Les arguments favorables à la dissertation portent pour l’essentiel sur le recours à des documents strictement factuels car ils empêchent la paraphrase, ce qui permet et exige une réflexion autonome et des connaissances, ce qui récompense donc davantage le travail. Les critiques l’emportent cependant là encore : le caractère « strictement factuel » des documents les rend plus difficiles à analyser et guide moins les élèves dans leur réflexion, tandis que les nouvelles règles de formulation du sujet risquent de marginaliser les sujets débats. Que ce soit pour l’épreuve composée ou la dissertation, le flou des attentes au bac est souvent noté.

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Les enseignants "à l’heure" sont ceux qui ont traité 7 chapitres ou plus.

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