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Les professeurs de sciences économiques réclament d’urgence un allègement du programme (Revue de presse)

Nouvel Observateur, 22-10-2012


Les professeurs de sciences économiques réclament d’urgence un allègement du programme

Nouvel Observateur, Créé le 22-10-2012 à 16h50

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La dépêche SIPA reprise également par Challenge’s : http://www.challenges.fr/monde/2012...

PARIS (Sipa) — Les professeurs de sciences économiques et sociales (SES) demandent à nouveau lundi au ministère de l’Education nationale d’alléger, en urgence, le programme de terminale jugé "pléthorique", selon un communiqué publié par l’Association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES).

"Nous demandons un aménagement immédiat du nouveau programme de SES en terminale, une réécriture des programmes et des épreuves du baccalauréat", a expliqué à Sipa Erwan Le Nader, vice-président de l’APSES. "Pour l’intérêt des élèves, nous demandons la suppression en urgence de trois chapitres. Cela résoudrait beaucoup de problème dans les classes."

Le nouveau programme de Sciences économiques et sociales, entré en vigueur à la rentrée 2012, comprend 15 chapitres, soit environ 180 notions, qui font l’objet de cinq heures de cours par semaine, contre six auparavant.

"Un mois et demi après la rentrée, on accumule des témoignages de collègues qui sont en retard et qui ont le sentiment de ne pas faire leur travail correctement", souligne Erwan Le Nader avant de regretter : "Dans plusieurs académies, entre la moitié et les trois quarts des professeurs n’ont pas traité plus de deux chapitres alors qu’ils devraient en avoir bouclé quatre à cette période de l’année. Les collègues distribuent des polycopiés et font des cours magistraux, et il n’y a plus de place pour les questions des élèves, pour le débat ou l’étude de l’actualité qui font pourtant la spécificité de la discipline".

"On force les élèves à apprendre le dictionnaire"

"Si on s’en tient au programme, on est obligé de faire des listes de définitions", a déploré auprès de Sipa Pascal Binet, enseignant dans une terminale du lycée de Moutiers, en Savoie. "Cela veut dire qu’au lieu d’amener nos élèves à comprendre des phénomènes, on les force à apprendre le dictionnaire".

Au cours d’une émission diffusée en direct vendredi sur le site Internet Mediapart, le ministre de l’Education nationale a déclaré que les SES avaient été une discipline "particulièrement maltraitée". Concernant la réécriture des programmes, Vincent Peillon a fait valoir qu’il avait acté la création d’un Conseil supérieur des programmes. "Nous allons prendre des mesures plus urgentes pour ce qui vous concerne", a-t-il ajouté en réponse à Erwan Le Nader, venu porter la voix des professeurs de SES.

Ces derniers soulignent qu’en septembre, une décision a été prise pour alléger les programmes d’histoire-géographie de première S, L et ES pour l’année en cours et de travailler à leur réécriture pour les années suivantes.

Si le ministère ne répond pas favorablement à la demande d’allègement du programme, le Comité directeur de l’APSES a d’ores et déjà adopté à l’unanimité, lors d’un vote le 21 octobre, le principe d’une journée de grève et de rassemblement à Paris le 28 novembre prochain.

Apses.org | Association des Professeurs de Sciences Économiques et Sociales