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Résultats de l’enquête sur les nouvelles conditions d’enseignement en seconde

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SYNTHESE DES PRINCIPAUX RESULTATS

L’enquête menée par l’APSES sur les conditions d’enseignement dans la nouvelle classe de seconde a été renseignée par 658 collègues, du 5 décembre 2010 au 16 janvier 2011. Elle permet de tirer plusieurs enseignements importants :

Le nombre d’élèves de seconde suivis par les collègues augmente considérablement, puisque 85% des élèves ont choisi l’enseignement d’exploration SES et que dans près d’un lycée sur trois, des enseignants de SES peuvent assurer les cours de PFEG.

Les conditions de travail des enseignants et d’apprentissage des élèves s’y sont dégradées, puisque dans 57% des lycées, les SES ont lieu en classe entière sans dédoublement.

Les services d’enseignement apparaissent assez déséquilibrés : si 57% des répondants ont en charge de 1 à 3 groupes de seconde, 15% d’entre eux enseignent devant 5 groupes ou plus.

Le nombre de questions au programme apparaît conséquent au regard du volume horaire imparti : si la progression des collègues devait se poursuivre au même rythme, seules 5 ou 6 questions du programme seraient en moyenne achevées (contre 8 obligatoires selon les instructions officielles)

Les pratiques pédagogiques apparaissent transformées, soit que le manque de temps soit compensé en introduisant davantage de cours magistral ou de diaporamas, soit que soient développés les travaux de groupes, voire la pédagogie de projet, mais alors au détriment du nombre de thèmes traités. Les enseignants qui n’ont plus de dédoublement regrettent massivement de devoir abandonner les débats, les activités de recherche ou de méthodologie en salle informatique, l’apprentissage des techniques quantitatives.

En moyenne au premier trimestre, les enseignants avaient réalisé deux évaluations par groupe de seconde. Le nombre de groupe par enseignant ayant progressé, cela accroît le nombre de copies par enseignant, ce qui doit de fait entraîner soit des changements dans la dimension ou le contenu des évaluations, soit un accroissement de la charge de correction des collègues.

90 % des répondants pratiquent une évaluation chiffrée, mais pour 16 % des répondants l’établissement refuse la possibilité de mettre une moyenne chiffrée sur le bulletin scolaire, tandis que que pour 17% des répondants, cette moyenne est affectée arbitrairement d’un coefficient 0, et n’entre pas dans la moyenne générale de l’élève.

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