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Courrier envoyé par l’APSES au Ministère de l’Education nationale le 16 juillet 2010

A l’attention de
- Monsieur CHATEL, Ministre de l’Education nationale
- Monsieur BLANQUER, Directeur général de l’enseignement scolaire
- Monsieur ROSER, Conseiller aux affaires pédagogiques
- Messieurs ETIENNE, GERMAIN, MERLIN, Inspecteurs généraux de SES
- Monsieur LE CACHEUX, président du groupe d’experts

Veuillez trouver en pièce jointe le texte de la pétition lancée par l’APSES fin juin 2010 « Le Ministère doit donner le temps nécessaire à la confection de programmes de SES adaptés aux lycéens » et la liste des 1954 premiers professeurs de SES signataires sur les quelques 5000 que compte la profession. En moins de 15 jours, cette pétition est soutenue bien au-delà des 1279 adhérents de l’APSES. L’ampleur des signatures traduit le profond malaise qu’occasionnent tant le résultat du travail du groupe d’experts que la procédure de sa constitution.

Le caractère peu légitime du projet de programme de SES de première, même amendé, est également palpable à travers la très courte majorité des voix au CSE et les clivages que révèle la répartition des votes.

Toutes les associations d’enseignants-chercheurs du supérieur en sciences sociales se sont exprimées de façon relativement sévère à l’égard de la première version du projet et la faiblesse des amendements est loin d’avoir répondu à nombre de ces critiques. En la matière, au satisfecit exprimé par l’AFSE, répondent les critiques renouvelées de l’AFS et de l’ASES, en attendant les positions officielles de l’AFEP et de l’AECSP.

Il s’agit pour les enseignants de SES d’un signe de mépris du travail qu’ils effectuent avec succès dans leurs classes depuis plus de 40 ans, des pratiques pédagogiques et qualités didactiques dont ils ont fait la preuve si l’on écoute les lycéens et observe la progression de la série ES. En l’état, le projet de programme de première n’est tout simplement pas enseignable, par sa lourdeur, son aridité, la faible attractivité de sa structure qui veut trop imiter ce qui se fait à l’université... et oubli les élèves. Les enseignants redoutent d’avoir à faire face à un désintérêt voire à une défiance à l’égard des sciences économiques et sociales de la part des futurs élèves de première ES.

La situation est donc, à ce stade, bloquée. Il est urgent que le Ministère envoie des signes d’apaisement en direction des professeurs de SES et qu’il cesse de feindre d’ignorer l’absence de légitimité du projet de programme de première et les difficultés qu’il va poser dans la pratique. L’APSES demande à être reçue pour que ces demandes soient entendues et que des réponses y soient apportées. Nous vous prions de croire, Messieurs, à l’expression de notre sincère dévouement pour le service public d’éducation.

Pour le Bureau national Marjorie GALY, présidente de l’APSES

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