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Ca coince aussi en économie et physique-chimie (Revue de presse)

Le Journal de Saône et Loire, 8 décembre 2009


Ca coince aussi en économie et physique-chimie Le Journal de Saône et Loire, 8 décembre 2009

Il n’y a pas que les professeurs d’histoire-géographie qui s’inquiètent de la réforme en gestation des lycées. Ainsi l’association des professeurs de sciences économiques et sociales (APSES) s’étonne que « pour mieux préparer les bacheliers ES à la poursuite d’études supérieures, Chatel baisse l’horaire de Sciences Économiques et Sociales (SES) de 34,6 % ! » C’est vrai en Seconde alors que « le ministre « annonce zen fanfare la généralisation de l’économie en classe de Seconde ». Ainsi les SES en tant qu’enseignement « d’exploration » en 2de sont-elles réduites à 1 h 30 hebdomadaire (-40 %). En 1re ES, l’option SES de 2 h (« science politique ») disparaît. Les dédoublements inscrits dans les trois niveaux aussi « et devront faire l’objet d’un marchandage local dans les conseils pédagogiques où le chef d’établissement détiendra la décision en dernier ressort ». En 2de, les SES sont mises en concurrence avec une option d’économie appliquée et gestion (EAG) (rebaptisée « principes fondamentaux de l’économie et de la gestion ») qui n’aura pas de caractère technologique et ne touchera pas à la sociologie. L’APSES voit dans l’éclatement de la discipline en terminale des raisons idéologiques et un leurre pour les élèves qui voudraient intégrer les facs d’économie-gestion ou les prépas commerciales : ils auraient intérêt à choisir math appliquées, selon l’association.

« Conséquences désastreuses »

Pourtant favorable à une réforme globale, l’Union des professeurs de physique et de chimie (UdPPC), quant à elle, estime « désastreux » pour sa discipline le projet de réforme du lycée. Elle constate que l’enseignement technologique qui concerne plus du quart des élèves scientifiques, ne fait l’objet d’aucune indication « quant à sa place et à ses objectifs ». Pas d’enseignement de culture scientifique pour tous, 3 h de cours de détermination scientifique et technologique en 2de remplacées par 1,5 h d’enseignement d’exploration, perte en 1re de 4,5 h d’enseignement scientifique non compensées en terminale, des effectifs réduits statutaires en travaux expérimentaux que la gestion locale des moyens horaires ne garantit plus : l’UdPPC observe qu’à se fixer deux objectifs majeurs (l’orientation retardée et l’accompagnement personnalisé), le projet de réforme ne « sacrifie tout le reste ». « Les conséquences immédiates de ce projet de réforme seront désastreuses pour l’orientation des élèves qui sont actuellement en 3e » disent encore les profs de physique-chimie pour motiver leur demande de « retrait de cette réforme ».

T. D.

commentaires (1 message)


  • Ca coince aussi en économie et physique-chimie (Revue de presse) 30 décembre 2009 12:38, par vivent les sciences

    Que penser d’une société qui n’a plus besoin de personne pour fonctionner ? Nous sommes tous au rang des nuisibles, qui dépensons l’argent public ? Dans ce registre, il serait intéressant de s’attaquer à ceux qui dirigent, qui pourraient eux aussi se restreindre...Les profs longent les murs dans les lycées, tellementl’ambiance infligée par la direction est malsaine. Les profs de Sciences physiques sont devenus persona non grata que l’on peut engueuler en public sans gêne !!! Ils coûtent trop cher, ils font des Tp, quelle perte d’argent !!!
    Le lycée semble devoir n’être que théorie et cours à 35 au moins...

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