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Réforme Luc Chatel du lycée général et technologique : peut (et doit) mieux faire ! (Blogosphère)

Blog Conseils de classe - L’Etudiant, 24 novembre 2009


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Luc Chatel, Ministre de l’Education nationale, a profité du cadre du Salon de l’éducation de Paris, pour présenter, le jeudi 19 novembre, les détails de son projet de réforme du lycée général et technologique. Après les déclarations d’intention faites en septembre, qui consistaient en une liste d’objectifs relativement vagues à atteindre (voir notre article précédent sur “La réforme du LEGT 2″), on passe aux choses sérieuses : le remodelage des diverses séries, les changements horaires (et sans doute de divers programmes d’enseignement), des précisions sur la façon dont on va redonner aux familles l’envie de s’orienter en L, sur ce que l’on entend par “rééquilibrage” des séries, et tout particulièrement ce que l’on veut faire pour lutter contre la prééminence de la voie S, ce que l’on fera des heures “d’accompagnement individualisé des élèves”, comment on envisage de “rendre l’orientation réversible”, comment on envisage de réduire les taux de redoublement, etc. Bref : après la peau (la surface), on s’attaque à l’os (le fond). Il était temps puisqu’on envisage très sérieusement de mettre ceci en application en seconde dès la rentrée 2010 !

1°) La nouvelle classe de seconde générale et technologique :

En apparence, peu de changements : la seconde G/T reste une “classe de détermination”, à l’issue de laquelle les élèves continueront de se répartir entre les diverses voies de préparation des divers baccalauréats généraux et technologiques dont ni la liste, ni les intitulés, ne subiront le moindre changement. Mais si on veut bien lire le texte de présentation du projet de réforme dans ses détails (disponible sur le site www.education.gouv.fr), on s’aperçoit que les modifications sont loin d’être marginales.

La nouvelle seconde G/T comporterait (sous réserve d’une évolution du projet, toujours possible tant qu’on est en phase de concertation), 28h30 d’enseignements obligatoires (enseignements au choix compris), contre 30 à 38 h (selon les enseignements obligatoires au choix pris par les élèves) dans la seconde actuelle. On assiste donc à une très significative réduction des horaires d’enseignement de cette classe ! La réforme de la classe de seconde ne se fera même pas à coûts constants, elle se fera à coûts descendants !

Nouveauté : la seconde langue étrangère, qui faisait partie des enseignements optionnels de détermination (mais que nombre de lycées ont rendu obligatoire), fait désormais partie du tronc commun, et donc devient un enseignement obligatoire pour tous, ce qui est indéniablement un progrès .

Du coup, puisqu’il existe toujours “deux enseignements obligatoires au choix” (que dans la seconde actuelle on appelle “enseignements de détermination”, alors que ce seront des “enseignements d’exploration” dans le lycée réformé), le nombre d’enseignements obligatoires que l’on pourra ainsi choisir augmente de un, ce qui est un autre progrès. Mais le volume horaire qui leur est consacré est fortement réduit (1h30 par semaine chacun au lieu de 2h30 à 5 h pour les actuels enseignements de détermination), ce qui donne aux professeurs qui en seront chargés l’impression d’un saupoudrage potentiellement inefficace.

Si la liste de ces “enseignements d’exploration au choix” comporte des intitulés qui sont les mêmes que dans celle des “enseignements de détermination” de la seconde actuelle (sciences économiques et sociales, arts, sciences médico-sociales, etc.), d’autres seraient profondément remaniés (sciences de l’ingénieur, économie appliquée et gestion, physique et chimie de laboratoire …), voire nouveaux (biotechnologies, littérature et monde contemporain, méthodes et pratiques scientifiques, conception de produits industriels …). Bien entendu, comme aujourd’hui, aucun lycée ne proposera l’ensemble des ces enseignements d’exploration. D’autres enfin disparaissent purement et simplement de la liste des enseignements obligatoires au choix (LV3, latin, grec classique, mesures physiques pour l’ingénieur …). Par contre, certains de ces enseignements pourront être choisis en tant qu’options facultatives, sous réserve bien sur de l’offre de chaque établissement (notons que ce ne sera pas le cas de l’enseignement de MPI qui disparait purement et simplement, ce qui déplait fortement aux partisans d’une filière S d’excellence, qui ne voient pas dans l’enseignement de “méthodes et pratiques scientifiques” un enseignement équivalent en rigueur et sérieux scientifique).

Mais le plus étrange sans doute, est que l’un de ces deux enseignements obligatoires d’exploration sera obligatoirement un enseignement d’économie (ce qui est bien en soi : enfin, tous les élèves de seconde G/T recevront un enseignement obligatoire d’économie), mais qu’ils DEVRONT choisir entre “sciences économiques et sociales” (type bac ES), ou “économie appliquée et gestion” (type bac STG). Le deuxième enseignement d’exploration sera donc nécessairement choisi dans le reste : SMS, biotechnologies, physique et chimie des laboratoires, sciences de l’ingénieur, conception des produits industriels, méthodes et pratiques scientifiques, littérature et monde contemporain, arts, et éventuellement celui des deux enseignements d’économie qui n’a pas été choisi en premier enseignement d’exploration obligatoire (ainsi, certains élèves pourront recevoir un enseignement de SES ET un enseignement d’économie appliquée et gestion).

Deux heures hebdomadaires obligatoires d’ “accompagnement personnalisé” des élèves seront inclus dans l’emploi du temps des élèves, et confiés à des personnels enseignants. Certains font remarquer qu’il existe déjà, dans la seconde actuelle, deux heures par semaine d’ “aide individualisée” (en réalité, en petits groupes pouvant compter jusqu’à huit élèves). Mais ce n’est pas la même chose : l’aide individualsée est strictement réservée au français et aux mathématiques. Dans la future seconde, il appartiendra à chaque établissement de décider ce qu’elle met dedans et comment elle en fixe les objectifs, contenus, et modes d’évaluation : cela pourra concerner n’importe quelle discipline, et ne pas se limiter au soutien scolaire (on pourra y mettre de l’approfondissement, de l’accompagnement du projet d’orientation, des ateliers de pratiques culturelles, artistiques, sportives, linguistiques, sociales …). Les choix seront donc faits localement, dans le cadre de l’autonomie de gestion pédagogique (et financière) de chaque établissement.

Constatons qu’en ce qui concerne les enseignements de tronc commun (hors les deux enseignements d’exploration), la plupart des disciplines voient leurs horaires hebdomadaires revus à la baisse : 4h de français (au lieu de 4h30), 3h d’histoire-géo (3h30), 3h de physique-chimie (3h30), 1h30 de SVT ( 2h). Seuls les enseignements de mathématiques, EPS, LV1 et LV2, et ECJS, retrouvent leurs volumes antérieurs. Venant s’ajouter au réductions horaires signalées des enseignements d’exploration (1h30 x 2, contre 5 à 8 en tout dans le lycée actuel), nul doute qu’il y a là motif à cristalliser les oppositions de nombre d’enseignants qui n’accepteront pas facilement cet état des choses, et commencent déjà à se mobiliser pour lutter contre ce qu’ils vivent comme étant inacceptable.

Mais surtout, ne peut-on faire à ce projet de nouvelle classe de seconde le reproche d’être antinomique de l’objectif affiché de rééquilibrer les filières en luttant contre la prééminence de la voie S ? Force est de constater que cette “nouvelle” classe de seconde reproduit l’un des défauts majeurs de l’ancienne : elle est , et demeure, une sorte de “propédeutique” de la voie S dans la mesure ou seule cette dernière voit ses enseignemens fondamentaux (maths, physique-chimie, SVT) maintenus dans le tronc commun de seconde, alors que pour toutes (nous disons bien TOUTES) les autres voies, si les élèves veulent se préparer à y entrer au niveau première, ils doivent prendre un enseignement d’exploration supplémentaire : SES pour le ES, littérature et monde contemporain pour la L, économie appliquée et gestion pour la STG, conception de produits industriels pour la STI, sciences médico-sociales pour la ST2S, physique et chimie des laboratoires pour la STL, etc. Si nos gouvernants ne profitent pas de ce projet de réforme pour corriger en seconde ce travers fréquemment dénoncé, alors on peut douter de la sincérité du discours sur le rééquilibrage des séries.

2°) Les nouveaux parcours première/terminale :

Commençons par regretter vivement cette erreur de communication qu’est le fait que dans le projet annoncé, et les documents présentés, il n’est pour le moment possible d’avoir des détails que sur les seules classes de premières et terminales générales (ES, L et S). Cela viendra certes ultérieurement, en particulier lorsque l’inspection générale aura planché sur les nécessaires rénovations préalables des voies STI et STL, mais en attendant, cela a profondément irrité les équipes de direction et enseignants qui interviennent dans les voies technologiques. Il aurait été pour le moins nécessaire qu’on leur explique pourquoi, ce qui n’a été fait que du bout des lèvres.

Nouveauté intéressante : l’augmentation, en classes de première (ES, L et S), de la part des “enseignements communs” (français, LV1 et 2, histoire-géographie, EPS, ECJS, TPE) qui passeraient de 50% (actuellement) à 60% (dans le nouveau lycée), dans le but de faciliter les réorientations (le fameux “droit à l’erreur de choix”) en cours ou en fin d’année scolaire de première. Certains font remarquer que l’absence de tout enseignement scientifique ou mathématique dans ce tronc commun prouve que décidément, la voie scientifique demeure une voie à part, “pas comme les autres”. Décidément, contrairement au discours affiché, la voie S a encore de beaux jours devant elle en tant que voie numéro un !

Autre nouveauté : l’introduction en première et terminale de deux heures par semaine d’accompagnement personnalisé inscrits dans l’emploi du temps des élèves, et confiés à des personnels enseignants. Le champ d’application de ces heures sera le même que celui présenté pour la classe de seconde.

On constate la disparition, en classe de première, des actuels “enseignements de spécialité” qui étaient proposés aux élèves admis en première ES. Rien de changé par contre pour les L (qui auront toujours la possibilité de choisir, en plus de tronc commun, un enseignement complémentaire d’arts ou de maths appliquées, ou de LV3 ou d’approfondissement en LV1 ou LV2, ou de langues de l’antiquité). Rien de changé non plus pour les S qui continueront, en première, de pouvoir choisir entre sciences (SVT et physique/chimie), ou sciences de l’ingénieur. On se demande bien pourquoi la voie ES est la seule, NOUS DISONS BIEN LA SEULE, à subir un tel sort ! Ainsi, c’en serait fini de la possibilité pour les ES de choisir un complément d’enseignement de sciences politiques (qu’en pense Richard Descoings, le directeur de Sciences po’ Paris, et l’un des “parrains” les plus impliqués dans la préparation de ce projet de réforme ?), ou d’élargir leur champ de compétence en maths ou langues, quand les L et S continueront de pouvoir faire des choix de ce type. Pourquoi cette différence, pourquoi ce mauvais sort fait à la seule série ES ? En terminale par contre, les élèves de ES, S et L continueront de pouvoir choisir un enseignement de spécialité, avec diverses modifications cependant en ce qui concerne les listes des enseignements qui leur seront proposés.

Mais surtout, quand on compare les horaires des anciennes classes de première et terminale ES, S et L, à ceux des classes du lycée réformé, le compte bien sur n’y est pas, du moins dans certaines disciplines. C’était sans doute inévitable compte tenu de l’introduction des deux heures hebdomadaires d’accompagnement individualisé, de l’introduction d’enseignements nouveaux visant à redorer le blason de la voie L (”droit et grands enjeux du monde contemporain” par exemple), mais cela ajoute à la crispation naissante de nombre d’enseignants, qui voient d’un mauvais oeil le fait que leur enseignement est ainsi plus ou moins sacrifié sur l’autel d’une réforme que l’on veut faire à coût constant, et en tenant compte du fait que bien sur, il n’est guère envisageable d’ajouter des heures d’enseignements à ce qui existe déjà. Il faut bien se montrer raisonnable au regard du volume global d’heures exigé des élèves de ce pays, l’un des plus élevés du monde rappelons-le !

3°) Mieux prendre en compte le “droit à l’erreur” (des élèves, mais aussi des conseils de classe) en matière d’orientation :

Le système actuel est considéré comme étant trop rigide en matière d’orientation. Chacun sait par exemple qu’un élève qui, en fin de seconde, aurait été orienté en première S, et qui découvrirait au cours des premières semaines qu’il n’est pas à sa place dans cette voie, a droit de passer automatiquement en terminale S (et n’est donc pas incité à se réorienter vers une voie plus conforme à son profil), ou, si avec ses parents il se montre raisonnable, devra attendre la fin de l’année scolaire pour éventuellement redoubler (volontairement dans ce cas) et se réorienter (en L, ES, STI…). N’y a-t-il pas mieux à faire ? Est-il impensable de permettre certaines réorientations avant le départ en vacances de novembre, ou de Noël, voire à la fin du premier semestre, et de rendre possible la réussite de telles décisions de réorientation par la mise en oeuvre de modules d’accompagnement (enseignements individualisés ou en petits groupes dispensés par des enseignants du lycée, visant à remettre l’élève réorienté à niveau dans les disciplines pour lesquelles c’est souhaitable) afin de faciliter les choses, donc d’améliorer la réussite d’un plus grand nombre d’élèves ? Ne pourrait-on ainsi réduire les taux de redoublements dans l’enseignement secondaire français, qui sont parmi les plus élevés si on veut bien les comparer à ceux observés dans d’autres pays à niveau de développempent comparable ?

4°) Mettre en place un véritable plan d’accompagnement … des professeurs à ces tâches nouvelles :

Il me semble évident que les enseignants accepteront d’autant plus volontiers cette nouvelle conception de l’orientation, les nouvelles façons d’enseigner que ces évolutions entraînent, certains sacrifices horaires concernant leurs disciplines respectives… qu’on les préparera à ces tâches nouvelles par un véritable … accompagnement des professeurs eux-mêmes (un professeur rencontré il y a peu me disait fort justement en avoir “marre de n’entendre parler que du nécessaire accompagnement des élèves, et si peu du non moins nécessaire accompagnement des professeurs”).

Et enfonçons le clou : quid de la nécessaire revalorisation financière en particulier) du métier d’enseignant que tout cela mériterait que l’on mette en oeuvre ? Est-il incongru de dire que si on veut que les professeurs travaillent plus et autrement, il faudra se donner aussi les moyens d’en tirer les conséquences salariales, d’autant que chacun reconnait qu’ils sont bien moins payés que dans nombre d’autres pays, où le métier est autre, c’est vrai ? On m’oppose que “le contexte budgétaire actuel ne permet pas cela”. Alors, il ne faudra pas s’étonner que les plus réfractaires à ces évolutions se servent de cet argument pour s’opposer à ces réformes. Il est vrai que c’est souvent un alibi pour ne pas évoluer. Mais pas toujours, et même si c’est le cas pour certains, raison de plus pour lever cet obstacle.

5°) Va-t-on réformer “en bloc” dès la rentrée 2010 ?

En l’état actuel des annonces ministérielles, la réforme sera appliquée en seconde dès la rentrée 2010. Mais il n’est pas interdit de penser qu’une mise en oeuvre en souplesse sera prônée. Cela permettrait de “donner du temps au temps” de la négociation qui s’est engagée, de permetre aux équipes, dans les établissements, de bien préparer la mise en oeuvre de la réforme, de ne pas commettre à nouveau les erreurs du ministre précédent qui avait voulu imposer un calendrier précipité et difficile à mettre en oeuvre, y compris par ceux qui, pourtant, étaient favorables à la réforme projetée il y a un an. C’est la méthode qui a si bien réussi à la mise en oeuvre de la réforme du lycée professionnel. Pourquoi ne pas l’étendre au lycée général et technologique ? Ainsi, en 2010, on assisterait à un début de mise en oeuvre, de tout ou partie du “nouveau” lycée, là ou des équipes seraient volontaires pour le faire, et on étendrait progressivement le dispositif nouveau. Cela prendra certes plus de temps, mais si c’est le prix à payer pour que cette nécessaire réforme passe, alors le ministre serait fondé à agir avec souplesse et dans la durée.

Nous sommes de ceux qui pensent que cette réforme est nécessaire, même si nous en discutons la forme actuelle (mais négociable et donc amendable) avancée. Alors, Monsieur le ministre, oui à la réforme du lycée général et technologique, mais vous pouvez beaucoup mieux faire !

Bruno Magliulo

commentaires (2 messages)


  • Réforme Luc Chatel du lycée général et technologique : peut (et doit) mieux faire ! (Blogosphère) 12 décembre 2009 11:19, par mk

    Bonjour,

    Je pense que la réforme de la seconde doit avoir lieu dès la rentrée 2010 de façon systématique dans tous les lycées. En effet, elle offre plus de choix aux élèves pour s’orienter vers une série générale ou technologique, notamment avec les deux langues obligatoires, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
    De plus, appliquer la réforme de façon différenciée dans le temps selon la volonté des lycées créerait des inégalités de fait entre les lycéens, et empêcherait certains de pouvoir changer de lycée si besoin. Quand on connaît la sélection sur Paris par exemple entre lycées, il ne sert à rien d’ajouter des lourdeurs à ce cloisonnement.
    Enfin, des enseignements d’exploration comme les biotechnologies me semblent très porteurs.

    Maman d’un lycéen entrant en seconde en 2010

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  • Réforme Luc Chatel du lycée général et technologique : peut (et doit) mieux faire ! (Blogosphère) 29 décembre 2009 23:33, par Jean-Marc Garcin

    Bonjour,
    C’est un très bon article. Je voulais réagir en tant que professeur de SES sur le "paradoxe" entre, d’une part, la rigidité des traitements à la hausse et, d’autre part, la pression pour davantage de souplesse et de flexibilité de la part des professeurs de SES et d’Hist-Géo. En effet, ces derniers vont devoir se détacher de leur discipline d’origine, donc de leur savoir, pour se consacrer à des heures d’accompagnement dont on ne saurait identifier le contenu ni même la nature des savoirs, et qui seront ipso facto une voie de "rapprochement" avec les personnels de direction. Par exemple, les SES étant diminuées d’un quart en terme de volume horaire, les professeurs de SES en exercice seront "naturellement" sollicités pour travailler dans les creusets de la flexibilité. C’est une mesure "subtile" qui est prise par les libéraux à une époque où les départs en retraite des enseignants vont augmenter pour des raisons démographiques. Je pense que les professeurs de sciences sociales (Hist-Géo et SES) doivent faire corps pour repousser la réforme Luc Chatel. À tous ceux qui nous taxerons de conservateur (sic) ou de corporatiste, nous leur rappelerons qu’il existe un lien très fort entre l’enseignement des sciences sociales au lycée et la formation d’un esprit critique et d’une culture citoyenne universelle à la portée du lycéen.

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