articles de ce dossier
articles de la même rubrique

Communiqué de presse de l’APSES du 26 octobre 2009 : La formation économique et sociale des lycéens reléguée au rang d’accessoire par le Ministre de l’Education Nationale.

Lors de sa présentation des enjeux et objectifs de la réforme du lycée du 13 octobre dernier, Luc Chatel a plaidé pour une orientation qui soit « plus ouverte », « plus progressive » et « plus juste ». Comment expliquer alors que le projet actuel de réforme cantonne les Sciences Économiques et Sociales à un statut optionnel « d’enseignement d’exploration » restreint à un enseignement d’1h30 par semaine en classe de seconde, c’est-à-dire un horaire en recul de près de 50% de l’offre actuelle qui est déjà insuffisante puisque les SES ne sont qu’optionnelles en seconde ?

Une orientation « plus ouverte » et « plus juste » devrait au contraire au moins permettre à tous les élèves de seconde de s’approprier les disciplines majeures de la série qu’ils seront amenés à choisir. Savoir si l’on souhaite intégrer la série littéraire est plus aisé lorsqu’on connaît les Lettres et les Langues depuis de nombreuses années ; de même pour la série scientifique avec les Mathématiques, les Sciences de la Vie et de la Terre ou les Sciences Physiques. Mais comment procéder à un choix éclairé d’orientation en fin de seconde si la matière principale d’une des trois séries générales n’a été abordée que par une minorité d’élèves ? Est-ce déraisonnable de proposer que, sur les sept années que compte le second degré, au moins une comprenne un enseignement annuel obligatoire de Sciences Économiques et Sociales ?

L’actuel projet de relégation des SES en classe de seconde est d’autant plus inacceptable que le prédécesseur de Luc Chatel, Xavier Darcos, avait annoncé, il y a moins d’un an, la généralisation de l’enseignement de Sciences Économiques et Sociales en seconde, reconnaissant que la crise actuelle et, plus généralement, la complexité croissante des sociétés dans lesquelles nous vivons avaient montré combien la compréhension des mécanismes économiques et sociaux était essentielle pour de futurs citoyens (le JDD du 14/12/2008).

La réforme annoncée par le ministre apparaît peu cohérente avec les objectifs affichés. L’APSES ne peut accepter un projet qui, en l’état, aboutit à une relégation des Sciences Économiques et Sociales. Ce choix prive les lycéens d’une partie de la formation indispensable à leur orientation et ne leur permet pas d’aborder une partie des champs disciplinaires nécessaires pour comprendre la société dans laquelle ils vivent. L’APSES ne peut accepter ces premières orientations et demande à être entendue d’urgence afin que tous les lycéens puissent suivre, au moins en classe de seconde, un enseignement annuel et obligatoire de sciences sociales digne de ce que notre démocratie exige, des citoyens maîtrisant les trois cultures : celle des Humanités, celle des sciences de la nature et celle des sciences sociales.

Contact :

Président : Sylvain DAVID sylvain.david3@free.fr 06 75 81 40 37 Vice-présidente : Marjorie GALY marjorie.galy@wanadoo.fr 06 62 22 04 35 Secrétaires généraux : Renaud Chartoire - chartoire@aol.com Rémi Jeannin - jeannin.remi@gmail.com

commentaires (1 message)


  • Communiqué de presse de l’APSES du 26 octobre 2009 : La formation économique et sociale des lycéens reléguée au rang d’accessoire par le Ministre de l’Education Nationale. 2 novembre 2009 22:32, par VERRIER

    Vous aviez évoqué une heure obligatoire d’enseignement de SES en seconde. Je ne suis pas enseignant (mon épouse l’est). Je trouve cette proposition aberrante. En effet, un enseignement d’1H30 à des élèves motivés apporte plus qu’une heure d’enseignement obligatoire à l’ensemble des élèves dont certains ne s’impliqueront pas.
    Ne vous méprenez sur le sens de cette réponse. Comme vous, j’estime que l’enseignement des SES est indispensable pour apporter aux futurs adultes un regard critique sur notre société
    Cordialement

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

Apses.org | Association des Professeurs de Sciences Économiques et Sociales