TD La politique budgétaire

TD- Politique budgétaire

Objectifs

Confronter les théories aux faits en matière de politique budgétaire

Niveau

Terminale

Prérequis

Savoirs :
- rôle de l’Etat : analyse classique, néoclassique et keynésienne
- déficit budgétaire, déficit public, solde public
- budget de l’Etat, prélèvement obligatoire
- politique économique
- coordination des politiques économiques dans l’UE
- PIB, taux de croissance
- Zone euro / UEM

 

Savoir-faire :
- analyse d’un texte
- mesure des écarts en points et calcul du coefficient multiplicateur
- mise en évidence d’une corrélation
- savoir distinguer corrélation et explication
- passage de l’observation d’une corrélation à la recherche d’une explication

Activités élèves :

Organisation en petits groupes avec corrigés intermédiaires (après les questions 2, 3 et 5)

Supports :

- Doc 1 : « La politique budgétaire ancrée à la rigueur » - Département analyse et prévision de l’OFCE. - Revue de l’OFCE - Avril 2005. p 81
- Doc 2 extrait de « Les difficultés de la politique économique européenne » de Jérôme Creel, Alternatives économiques, L’état de l’économie 2005, Hors série, février 2005.


Document 1 : Positions budgétaires aux Etats Unis, en Europe.

Croissance du PIB en %

2003

2004

2005

2006

Moyenne 2003-2006

Zone euro

0,5

1,7

1,5

2,1

1,5

EU

3

4,4

3,5

3,3

3,6

Solde public en % du PIB

         

Zone Euro

-2,7

-2,9

-2,7

-2,6

-2,7

EU

-4,6

-4,3

-4

-3,5

-4,1

Source : Comptes nationaux, eurostat et calculs et prévisions OFCE, avril 2005
In « La politique budgétaire ancrée à la rigueur » - Département analyse et prévision de l’OFCE. - Revue de l’OFCE - Avril 2005.

Document 2 : Extrait de « Les difficultés de la politique économique européenne ».

[...] Le Pacte de stabilité et de croissance (PSC) organise en effet à la fois la prévention et la répression des déficits excessifs. Selon ce texte, un déficit public, c’est à dire l’écart entre les dépenses publiques (salaires des fonctionnaires, prestations sociales, investissements publics, etc.) et les recettes fiscales (cotisations sociales, impôts, etc.), est supposé devenir excessif lorsqu’il dépasse 3% du produit intérieur brut (PIB). Ce choix d’un niveau de 3%, effectué dès 1991 au moment du traité de Maastricht, fut totalement arbitraire. Si cette contrainte était respectée par tous les Etats cela signifierait que le déficit de la zone Euro serait en permanence très inférieur à 3 % alors qu’entre 1978 et 1996 sans discontinuer, les pays de la zone euro en ont été incapables. Respecter cette limite est devenu un objectif en soi. De plus, le PSC prescrit qu’« à moyen terme », les finances publiques doivent être équilibrées, voire en excédent, ce que rien ne justifie véritablement. Le volet préventif du PSC implique théoriquement une « coordination des politiques budgétaires » à l’échelle européenne mais ce volet préventif est vidé de sa substance par son volet répressif : l’obligation de limitation des déficits sous la barre des 3% laisse peu de marges de manœuvre réelles aux gouvernements. Pour les recouvrer, il faudrait qu’un gouvernement en situation de déficit, soit en mesure de le réduire drastiquement, avec le coût social qu’on imagine. La justification théorique de ce type de règles contraignantes se trouve notamment dans les travaux des Prix Nobel d’économie 2004, Finn E. Kydland et Edward C. Prescott [économistes libéraux]. Parce que les gouvernements sont versatiles et changent souvent de politique, ils perturbent les anticipations des agents privés et nuisent au bien-être général. Pour en finir avec ces méfaits de l’action publique, et parce que la source de la richesse nationale réside uniquement dans la capacité de production des entrepreneurs privés, les Etats doivent se cantonner à des actions simples, transparentes et cohérentes. Dès lors jugés crédibles, ils pourront œuvrer pour le bien-être général, en se contentant d’assurer les fonctions régaliennes de l’Etat (défense, justice). [...]

« Les difficultés de la politique économique européenne » de Jérôme Creel, Alternatives économiques, L’état de l’économie 2005, Hors série, février 2005.


Consignes :

(15 minutes pour 1 à 3)

Premier temps :
1- Donner la signification des données soulignée et en gras, en pensant à définir précisément les termes que vous emploierez.
2- Quels sont les éléments de politiques budgétaires cités dans le document 1 ?
En quoi consiste une politique budgétaire ?

2ème temps :
3- Que préconise le pacte de Stabilité et de croissance (PSC) en matière de politique budgétaire ? A quels pays s’appliquent ce Pacte ? (document 1 et connaissances personnelles).

Corrigé intermédiaire (5 minutes)

3ème temps : (10 minutes)
4- Quels sont les effets négatifs du déficit public et de l’action de l’Etat selon les économistes libéraux ? (Document 1 + connaissances).
5- Pourquoi une réduction du déficit public peut - elle avoir un coût social ? (Connaissances)

Corrigé intermédiaire : 5 minutes

Temps nécessaire (15 minutes)

4ème temps :

6- Comparez, à l’aide de calculs de votre choix, la croissance du PIB dans la zone euro et aux Etats-Unis (Document 2)
7- Comparez, à l’aide de calculs de votre choix, le solde public dans la zone euro et aux Etats-Unis (document 2)
8- Que peut - on en conclure ?
9- Ce constat est - il conforme aux affirmations libérales de la réponse à al question 4 ?

Correction du temps 4 (5 à 10 minutes)

Que fait le professeur ?
- Présentation de l’objectif du TD en relation avec le cours
- Le professeur circule dans la classe et discute avec les élèves, repère les difficultés des élèves.
- Il interroge un membre de chaque groupe avant de présenter une synthèse lors des corrections intermédiaires.

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