Sélection d’articles de l’OFCE sur les programmes

Une sélection de documents de l’OFCE utiles dans le cadre des programmes de sciences économiques et sociales en lycée


(Notes : chaque sélection a été réalisée par des groupes d’enseignants de SES et est volontairement limitée : le site de l’OFCE est très riche, n’hésitez pas à faire des recherches plus complètes.

Pour proposer des modifications et des compléments à cette sélection, faites vos propositions à i.gautier@free.fr

Les résumés sont ceux publiés par l’OFCE.)

Classe de seconde

Thème : la population active
- « Précarité des femmes sur le marché du travail ». Lettre de l’OFCE n°263 - 6 pages http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/263.pdf
en plus long et avec des tableaux statistiques :
F. Milewski , « femmes top modèles des inégalités ». Revue de l’OFCE n°90 janvier 2004
http://ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/1-90.pdf
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- M. Parodi, « les transformations des conditions de travail des ouvriers », revue de l’OFCE n°88, janvier 2004
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/9-88.pdf
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Classe de terminale

Travail, emploi
- Hélène Périvier : Les mesures fiscales d’incitation au travail des personnes non qualifiées - Revue de l’OFCE n° 86 Juillet 2003
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/8-87.pdf
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- Edmond Malinvaud : Réformes structurelles du marché du travail et politiques macroéconomiques.
Revue de l’OFCE n° 85 Avril 2003 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/1-86.pdf
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- Thomas Coutrot, Bruno Crépon, Michel Dollé, Jean-Paul Fitoussi et Henri Sterdyniak, Alain Gubian, Michel Husson, Jean-Pierre Laffargue, Guy Laroque, Frédéric Lerais, Yannick L’Horty et Michel Martinez - L’évaluation des politiques économiques en débat : Débat sur les allègements de cotisations sociales sur les bas salaires. Revue de l’OFCE n° 82 Juillet 2002
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/5-85.pdf
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- Joël Maurice, Dominique Taddéi : Chômage structurel et capacités de production - Revue de l’OFCE n° 81 Avril 2002 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/8-84.pdf
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- Eric Heyer, Xavier Timbeau : Le chômage structurel à 5% en France ? Revue de l’OFCE n° 79 Octobre 2001  http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/4-80.pdf 
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Fiches de lecture :

- Henri Sterdyniak : Une arme miracle contre le chômage ? Revue de l’OFCE n° 80 Janvier 2002 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/7-81.pdf

- Jean-Luc Gaffard FICHE DE LECTURE LE CHOMAGE EST-IL SOLUBLE DANS DES REFORMES STRUCTURELLES ? Notes de lecture et réminiscences théoriques. Revue de l’OFCE n° 92 Janvier 2005
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/8-92.pdf

Inégalités hommes-femmes
- les documents précédents pour la classe de seconde (chapitre « population active ») bien sûr

- S. Ponthieux, D. Meurs, « les écarts de salaires entre hommes et femmes en Europe : effets de structure ou discrimination ? », Revue de l’OFCE n°90 janvier 2004 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/7-90.pdf
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- Maruani, « activité, précarité et chômage : toujours plus  », Revue de l’OFCE n°90
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/4-90.pdf
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- Une étude statistique très détaillée mais sans explication : B. Coquet « les femmes françaises face au chômage : une inégalité en déclin », Revue de l’OFCE n°90 2004 
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/5-90.pdf
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- MT Lanquetin, MT Letablier, H Périvier, « acquisition des droits sociaux et égalité entre les femmes et les hommes » Revue de l’OFCE n°90 ; http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/13-90.pdf
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Plus spécialisés  :

- rapport de la documentation française 2005, F. Milewski, S. Dauphin, N. Kesterman, MT Letablier, D. Méda, F. Nallet, S. Ponthieux, F. Vouillot : « les inégalités hommes-femmes : les facteurs de la précarité », 350 pages
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/054000445/0000.pdf

- plus économétriques avec une réflexion sur la mesure des discriminations : Sophie Ponthieux Dominique Meurs, « les écarts de salaires entre les femmes et les hommes en Europe, effets de structure ou discrimination ? »
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/6-90.pdf 

Intégration et solidarités

- G. Allègre et H. Périvier, « Pauvreté et activité : vers quelle équation sociale ?  » Lettre de l’OFCE
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/262.pdf (6 pages)

- Lanquetin, Letablier, Périvier - Juillet 2004, « acquisition des droits sociaux à égalité entre les femmes et les hommes  » - (28 p) Résumé dans le chapitre sur les inégalités.
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/13-90.pdf

- Article dans Libération d’H. Périvier, « les dangers du ‘libre choix’ d’activité ». http://www.ofce.sciences-po.fr/article.php?ref=libe-28-05-03

- Elena Stancanelli Henri Sterdyniak « un bilan des études sur la prime pour l’emploi » Revue de l’OFCE n°88, janvier 2004 (26 p.)
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/2-88.pdf
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Les résumés

 

Classe de seconde

Thème : la population active
- « Précarité des femmes sur le marché du travail ». Lettre de l’OFCE n°263 – 6 pages http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/263.pdf
en plus long et avec des tableaux statistiques :
F. Milewski , « femmes top modèles des inégalités ». Revue de l’OFCE n°90 janvier 2004
http://ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/1-90.pdf

Résumé : Les discriminations dont les femmes font l’objet dans les pays européens sont à la fois similaires et différentes. Leurs multiples facettes peuvent être analysées à partir d’une typologie de pays, qui aide à dégager les traits communs, mais qui ne rendent compte qu’approximativement des différences produites par des histoires sociales singulières. Les progrès historiques de l’insertion des femmes sur le marché du travail sont indéniables : les taux d’emploi des femmes et des hommes se sont rapprochés. Mais de profondes inégalités demeurent : par exemple, le taux de chômage féminin reste supérieur à celui des hommes dans la plupart des pays, même si les écarts se sont réduits. De nouvelles inégalités sont apparues : précarisation de l’emploi, insertion par des temps partiels, imposés par les employeurs ou contraints par l’insuffisance des modes de garde des enfants, tant en qualité qu’en quantité. Les femmes sont plus vulnérables que les hommes sur le marché du travail, si bien que les formes d’emploi flexibles les concernent davantage. Mais parce qu’elles représentent près de la moitié de la population active (46 % en France, 44 % dans l’Union européenne à 15), c’est l’ensemble du marché du travail qui est atteint. Leur activité est ainsi, tour à tour, un enjeu pour la croissance économique, afin de compenser le recul à venir de la population active, ou un moyen de rendre plus flexibles les marchés du travail. Seule une approche pluridisciplinaire, économique, sociale, politique et institutionnelle peut permettre de comprendre la manière dont se forgent les discriminations en Europe. Les inégalités tiennent d’abord au cadre social dans son ensemble : l’école et la famille dès l’enfance, l’inégal partage des tâches familiales conditionnent la division sexuelle des rôles sociaux et influencent les comportements des femmes elles-mêmes, dans les choix d’orientation, puis dans les représentations qu’elles ont de leur rôle. La sphère professionnelle reproduit des inégalités et en produit de nouvelles. La compréhension des mécanismes à l’oeuvre et de l’articulation entre les sphères professionnelle et privée permet de s’interroger sur les moyens de promouvoir l’égalité et sur le rôle des politiques publiques. En particulier, la cohérence des objectifs est questionnée et le débat sur l’efficacité de mesures incitatives ou contraignantes est soulevé.

- M. Parodi, « les transformations des conditions de travail des ouvriers », revue de l’OFCE n°88, janvier 2004 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/9-88.pdf
Résumé : Les conditions de travail des ouvriers se sont transformées depuis les trente dernières années, en particulier pour les ouvriers de l’industrie qui faisaient auparavant figure d’emblèmes. Sur fond de réduction des effectifs non qualifiés, de hausse du chômage et de croissance de la précarité d’emploi, les ouvriers doivent aujourd’hui faire preuve d’une plus grande autonomie et répondre à des exigences supérieures. Autrement dit, l’industrie française, en se réorganisant, s’est faite plus sélective et mise maintenant sur les compétences individuelles. Cet article propose une courte synthèse des travaux sur les nouvelles conditions de travail. 

Classe de terminale

Travail, emploi

- Hélène Périvier : Les mesures fiscales d’incitation au travail des personnes non qualifiées - Revue de l’OFCE n° 86 Juillet 2003
 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/8-87.pdf

Résumé : Cet article propose de faire le point sur les concepts de trappes à pauvreté, inactivité et chômage. Puis il passe en revue les outils fiscaux utilisés par différents pays européens pour limiter l’apparition de ces pièges. Enfin, une attention particulière est portée aux crédits d’impôt. La Prime pour l’emploi (PPE) instaurée en 2001 en France relève de cette logique qui consiste à rendre l’emploi plus rémunérateur afin d’encourager les individus à travailler. L’utilisation à cette fin de la fiscalité, et plus précisément du crédit d’impôt, n’est pas nouvelle. Les États-Unis ont développé massivement à partir du milieu des années 1990 l’Earned Income Tax Credit, EITC, dans cette optique d’incitation. De même, à la fin des années 1990, le Royaume-Uni a suivi cette voie (Working Family Tax Credit, WFTC). Ces expériences étrangères fournissent un terrain d’analyse fertile concernant les effets incitatifs et redistributifs des crédits d’impôt. Sur la base des résultats obtenus aux États-Unis, les modifications du dispositif initial de la PPE inscrites dans la Loi de finances de 2003 sont supposées accentuer l’incitation au travail. Il est néanmoins peu probable que la PPE induise les effets positifs sur la participation au marché du travail observés aux États-Unis, et dans une moindre mesure au Royaume-Uni, et ceci pour deux raisons principales : d’une part les différences entre les dispositifs sont trop importantes pour que les mêmes effets se produisent, d’autre part les contextes économiques anglo-saxons et français (particulièrement en ce qui concerne le marché du travail) ne sont pas équivalents.

 

- Edmond Malinvaud : Réformes structurelles du marché du travail et politiques macroéconomiques.
Revue de l’OFCE n° 85 Avril 2003 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/1-86.pdf
Résumé : Ce que l’on entend par réformes structurelles doit être bien délimité, afin d’éviter les confusions avec des politiques essentiellement macroéconomiques. Celles-ci reposent sur des diagnostics conjoncturels et visent à avoir leurs effets à terme assez prochain, que les actions portent sur les demandes de biens et de travail, ou sur leurs offres, ou encore sur les processus d’ajustement entre offres et demandes. Le marché du travail est une institution sociale complexe, assez variable d’un pays à l’autre. Bien décrire et analyser ses structures implique que l’on déborde le cadre simple de la loi de l’offre et de la demande. Il faut savoir intégrer correctement des points de vue relevant de diverses disciplines des sciences sociales. Les recherches, engagées à cet égard depuis plusieurs décennies, ont trouvé un débouché naturel avec L’étude de l’OCDE sur l’emploi (1994). En 1992 en effet, les pays membres de l’OCDE ont donné au secrétariat de l’organisation la tâche de dresser un agenda des réformes structurelles à opérer en vue de favoriser le plein emploi. L’examen du contenu du programme alors défini constitue un bon point de départ, quoique d’autres spécialistes de l’économie du travail aient proposé des programmes plus ou moins différents et que cinq ans plus tard le secrétariat de l’OCDE lui-même ait notablement révisé l’agenda proposé en 1994. Établir objectivement les effets sur l’emploi des réformes structurelles du marché du travail s’avère être un propos ingrat. Ainsi, l’approche économétrique la plus naturelle pour éclairer le choix de programmes tels que celui de l’OCDE consiste à estimer les effets en question à partir de comparaisons internationales. Mais les résultats ainsi obtenus ont une précision très incertaine. Et c’est aussi le cas de résultats obtenus à partir d’autres approches économétriques. Le manque de précision n’est pas une excuse pour ignorer les résultats disponibles. Réformer les institutions pour qu’elles soient plus favorables à l’emploi constitue un objectif important. De plus, pour quiconque dispose de tous ces résultats, des conclusions qualitatives se dégagent à la longue. Néanmoins, en bonne méthode, le choix d’un programme de réformes structurelles devrait relever de la théorie des décisions en incertitude. Il devrait être posé et tranché dans ce cadre. En vue d’aider à l’adoption de ce point de vue, l’article s’est proposé de sélectionner dans la littérature ce qui y serait le plus pertinent. Les dilemmes confrontant nombre de pays d’Europe occidentale sont assez sérieux en matière d’emploi pour que la recherche de programmes de réformes structurelles s’impose. Certes, aucune des tentatives visant à mesurer un « taux de chômage structurel » n’a abouti à une méthodologie probante pour marquer le seuil en deçà duquel il serait impossible de descendre sans avoir réformé certaines structures ni engendré un processus inflationniste. Mais il serait irresponsable, dans des pays comme le nôtre, d’en prendre prétexte pour différer toute réforme, car il en existe qui ont une bonne chance de se révéler favorables, pour quiconque accepte sérieusement d’accorder une priorité à l’emploi. L’article se termine par l’examen de l’environnement macroéconomique qui serait favorable aux réformes structurelles. La question ne concerne pas vraiment les pays de l’OCDE : de toute façon les réformes envisagées n’y signifient que de faibles changements du système économique et n’agissent que peu à peu. Tout autres sont les problèmes des pays qui vivent la transition d’un système à un autre. On a pu notamment faire valoir que, faute d’avoir tôt introduit une indemnisation du chômage, certains pays ont subi une telle dégradation de leur équilibre macroéconomique que la création d’emplois, potentiellement plus productifs que les anciens, s’en est trouvée paralysée alors qu’elle aurait joué un rôle majeur pour stimuler la transition.

- Thomas Coutrot, Bruno Crépon, Michel Dollé, Jean-Paul Fitoussi et Henri Sterdyniak, Alain Gubian, Michel Husson, Jean-Pierre Laffargue, Guy Laroque, Frédéric Lerais, Yannick L’Horty et Michel Martinez - L’évaluation des politiques économiques en débat : Débat sur les allègements de cotisations sociales sur les bas salaires. Revue de l’OFCE n° 82 Juillet 2002
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/5-85.pdf
Résumé : De nombreuses questions restent en débat alors même qu’elles ont fait l’objet de mesures de politique économique. Quel est l’effet sur l’emploi des allègements de charges sociales sur les bas salaires ? Quelles sont les conséquences sur l’emploi, les revenus et les incitations au travail de la prime pour l’emploi, etc. ? Sur chacune de ces questions, il existe de nombreuses études réalisées ex ante (avant la prise de décision), et très peu d’évaluations des conséquences effectives des politiques mises en œuvre. Il m’a donc semblé que l’OFCE pouvait jouer un rôle utile en organisant régulièrement des rencontres entre les auteurs de ces études pour mieux comprendre les raisons des divergences de leurs conclusions initiales, et éventuellement les remettre en cause à la lumière des résultats « constatés » des décisions politiques déjà prises. Un effet attendu de ces réunionsest d’inciter à procéder à davantage d’études d’évaluation. Les politiques mises en œuvrepeuventavoir un coût important et il existe toujours des politiques alternatives. En quelle mesure les décisions prises ont atteint l’objectif poursuivi est donc une question légitime qui mérite davantage d’attention des pouvoirs publics et des chercheurs. La première rencontre a été consacrée aux allègements des charges sur les bas salaires. Je remercie vivement Edmond Malinvaud d’avoir accepté d’en être le modérateur et Gérard Cornilleau et Xavier Timbeau non seulement de l’avoir organisée mais d’avoir accepté la charge difficile d’en faire le compte rendu.

 
 - Joël Maurice, Dominique Taddéi : Chômage structurel et capacités de production - Revue de l’OFCE n° 81 Avril 2002 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/8-84.pdf

Résumé : La théorie du chômage d’équilibre repose sur l’analyse de la boucle prix-salaires, mais a jusque là prêté plus d’attention à l’équation de salaires qu’à l’équation de prix. Le modèle présenté ici traite de pair l’influence du chômage sur la formation des salaires et l’influence du taux d’utilisation des capacités de production sur la formation des prix. Il explicite en outre une fonction de production, qui comporte une capacité maximale de production réalisable avec les équipements installés, laquelle est exogène à l’horizon de 1à 2 ans (« horizon friedmanien »), mais devient endogène au-delà (« horizon marshallien ») sous l’effet de la fonction d’investissement et de la fonction d’accumulation. On montre alors qu’au taux de chômage d’équilibre est associé un taux d’utilisation d’équilibre : ces deux « tensions » sont déterminées simultanément et dépendent de la capacité maximale de production. De même, dans le plan d’analyse (U, W/P) de Layard et alii, à la courbe habituelle (WS) est associée une courbe (PS) influencée par la capacité maximale de production ; il en résulte que le chômage d’équilibre se décompose en un chômage de pleine capacité et un chômage complémentaire, qui seul est de la responsabilité des partenaires sociaux. Il apparaît ainsi que les politiques économiques, dans la mesure où elles influencent l’investissement et par conséquent la formation de la capacité maximale de production, ne sont pas neutres pour le taux de chômage d’équilibre (ni pour le taux d’utilisation). Le modèle étant non-linéaire, les effets relatifs de ces politiques dépendent de la situation de départ. Cette analyse suggère que la lutte contre le chômage ne passe plus exclusivement par des actions structurelles sur la formation des salaires ; il pourrait être plus efficace et moins coûteux socialement d’engager des actions structurelles visant à accroître les investissements productifs. 


- Eric Heyer, Xavier Timbeau : Le chômage structurel à 5% en France ? Revue de l’OFCE n° 79 Octobre 2001 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/4-80.pdf  

Résumé : "En partant d’un modèle espace-état standard, composée de la relation de Phillips en forme réduite, nous proposons dans cette étude un modèle enrichissant la dynamique, en distinguant explicitement NAIRU et chômage structurel. Ce modèle nécessite une estimation par le filtre de Kalman et s’apparente aux estimations de TV-NAIRU. À partir d’hypothèses raisonnables sur la variance des innovations affectant le NAIRU,nos estimations aboutissent à une évaluation du NAIRU habituelle pour la France, lors que la valeur du taux de chômage structurel est comprise entre 5 et 6 %, réconciliant la mesure du chômage structurel avec l’intuition du taux de chômage de « plein emploi ». Contrairement au modèle standard, qui exploite uniquement l’information contenue dans la courbe de Phillips, le modèle employé permet, par ailleurs, une validation empirique de quelques déterminants du chômage structurel. Ainsi, le dilemme inflation-chômage ne subsiste pas à long terme ;les taux d’intérêt réels de long terme jouent positivement sur le taux de chômage structurel (1 point de taux d’intérêt implique 0,5 point de chômage) ; la productivité joue négativement (1 point de productivité en plus abaisse le taux de chômage structurel de 0,5 point) ; le ratio salaire minimum sur salaire moyen joue positivement sur le taux de chômage structurel ; le taux de remplacement et le coin fiscalo-social n’influent pas. Cette liste reste néanmoins ouverte à d’autres facteurs, comme le niveau d’employabilité de la main-d’œuvre, qui ont un impact significatif sur la formation du chômage structurel."

 
Fiches de lecture :

- Henri Sterdyniak : Une arme miracle contre le chômage ? Revue de l’OFCE n° 80 Janvier 2002 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/7-81.pdf 

- Jean-Luc Gaffard FICHE DE LECTURE LE CHOMAGE EST-IL SOLUBLE DANS DES REFORMES STRUCTURELLES ? Notes de lecture et réminiscences théoriques. Revue de l’OFCE n° 92 Janvier 2005
 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/8-92.pdf

Inégalités hommes-femmes
- les documents précédents pour la classe de seconde (chapitre « population active ») bien sûr

-  S. Ponthieux, D. Meurs, « les écarts de salaires entre hommes et femmes en Europe : effets de structure ou discrimination ? », Revue de l’OFCE n°90 janvier 2004 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/7-90.pdf

Résumé : Dans les pays de l’Union européenne en 2000, les salaires féminins représentent de 80 % à 95 % des salaires masculins en termes horaires, de 65 % à 80 % en termes mensuels. On propose une mesure des composantes de l’écart des salaires mensuels dans dix pays de l’Union européenne (Allemagne, Autriche, Danemark, Espagne, France, Italie, Irlande, Grèce, Portugal et Royaume-Uni). Une méthode standard est appliquée pour évaluer d’abord, dans ces écarts de salaires, ce qui n’est pas attribuable à des différences de caractéristiques des individus et/ou des emplois qu’ils occupent ; c’est ce que l’on appelle « discrimination salariale ». Le reste de l’écart est lui-même décomposé en quatre éléments : capital humain, nombre d’heures de travail, secteur/qualification des emplois, et une composante secteur public. L’enseignement majeur est la grande disparité des pays, dans l’amplitude des écarts des salaires mensuels, dans la composition de ces écarts et dans la combinaison de ces deux indicateurs : un écart élevé ne va pas forcément de pair avec une forte discrimination salariale. En ce qui concerne les quatre composantes de l’écart expliqué, la différence la plus forte provient, sans surprise, du nombre d’heures de travail, nettement supérieur pour les hommes, et ce dans tous les pays étudiés. Un autre effet, celui-ci favorable aux femmes, est quasi-général : celui de l’emploi dans le secteur public. La part de chacune des composantes n’est cependant pas uniforme d’un pays à l’autre ; l’objectif commun de resserrer les écarts de salaires entre les femmes et les hommes ne saurait donc être atteint par des politiques publiques identiques dans tous les pays. Toutefois, partout se pose la question des « choix » offerts aux femmes. Les dispositifs fiscaux, l’offre de garde d’enfants ou les modalités du congé parental peuvent s’avérer désincitatifs, en particulier si les caractéristiques des emplois sont peu attractives. On peut aussi souligner qu’il y a sans doute à gagner du côté du partage des responsabilités familiales au sein des couples ; la réduction des inégalités sur le marché du travail passe aussi par des changements hors du marché du travail.

- Maruani, « activité, précarité et chômage : toujours plus », Revue de l’OFCE n°90
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/4-90.pdf

Résumé : Entamée au début des années 1960, la féminisation massive du salariat, en France, s’est poursuivie à la manière d’une lame de fond tout au long des années de crise. La pénurie d’emploi n’a pas affecté ce mouvement, mais elle a sérieusement entamé les conditions d’emploi des femmes. Sur-chômage, sous-emploi et pauvreté laborieuse : tel est, pour toute une partie du salariat féminin, le prix de la crise. L’activité féminine prospère, mais à l’ombre du chômage et de la précarité. Partant de ce constat, cet article traite dans un premier temps de la croissance de l’activité féminine en France et en Europe. Il aborde ensuite la question du surchômage féminin et du cumul des inégalités avant d’analyser, dans un troisième temps, le développement du sous-emploi et de la pauvreté laborieuse.

- Une étude statistique très détaillée mais sans explication : B. Coquet « les femmes françaises face au chômage : une inégalité en déclin », Revue de l’OFCE n°90 2004 
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/5-90.pdf

Résumé : L’inégalité des femmes et des hommes face au chômage est souvent dénoncée dans la littérature économique. Les pays industrialisés présentent à cet égard des situations variées, mais l’inégalité au dépens des femmes est caractéristique des économies sud-européennes. En France, l’inégalité des sexes face au chômage est souvent invoquée pour symboliser les difficultés que rencontrent les femmes sur le marché du travail, en particulier pour trouver un emploi lorsqu’elles décident d’être actives. Nous utilisons plusieurs indicateurs pour mesurer l’écart entre femmes et hommes face au chômage, au cours des quarante dernières années. L’inégalité apparaît plus nuancée que ne le véhiculent les discours stéréotypés : 1) elle s’est effectivement amplifiée jusqu’au milieu des années 1980 ; 2) de nombreux indicateurs relativisent son ampleur actuelle ; 3) depuis le début des années 1990, l’inégalité se réduit rapidement. Décomposée par groupes d’âge, l’inégalité suit des tendances similaires : elle baisse rapidement depuis une quinzaine d’années ; jusqu’au début des années 1990, les jeunes femmes étaient les plus affectées par le chômage, mais en quinze ans leur situation s’est pratiquement rééquilibrée ; aujourd’hui, l’essentiel de l’inégalité se concentre sur les âges intermédiaires (25-49 ans), pour lesquels le comblement de l’écart est réel, mais moins rapide. Enfin, nous analysons l’inégalité en décomposant, d’une part les caractéristiques de demandeurs d’emplois (par sexe, type de contrat recherché, temps partiel ou complet, etc.), d’autre part les caractéristiques des emplois créés. Si on met de côté la rémunération et la qualité des emplois trouvés, les structures d’offre et de demande apparaissent très similaires. Ce résultat est cohérent avec la convergence des taux d’emploi et de chômage des deux sexes, contribuant également à relativiser l’inégalité face au chômage.

- MT Lanquetin, MT Letablier, H Périvier, « acquisition des droits sociaux et égalité entre les femmes et les hommes » Revue de l’OFCE n°90 ; http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/13-90.pdf

 Résumé : En France, les droits sociaux s’acquièrent de deux manières : soit par le statut d’ayant droit obtenu à titre principal via le mariage, soit par son propre travail. Concernant le premier, l’augmentation du nombre de divorces a fragilisé la situation de certains ayants droit et soulève la question de la pertinence de ce statut. Concernant le second, les femmes étant moins insérées sur le marché du travail que les hommes, elles ont de facto des droits propres moindres. Les retraites constituent le point d’orgue de ces inégalités. La récente réforme des retraites a permis de montrer que les pensions perçues par les femmes étaient bien inférieures à celles perçues par les hommes. Cette situation s’explique en partie par les tâches domestiques et parentales qui pèsent sur elles et rendent leurs parcours professionnels plus chaotiques que ceux des hommes. Les compensations qui ont été introduites pour atténuer l’effet des charges familiales sur l’acquisition des droits sociaux font l’objet de discussions.
La difficulté consiste à compenser les charges familiales, sans pour autant enfermer les femmes dans le rôle qui leur est traditionnellement attribué. Le droit international des droits de l’Homme insiste sur « l’indivisibilité » des droits civils, politiques et des droits économiques et sociaux. Mais repenser les droits sociaux dans cette perspective comporte des difficultés que la France n’a pas encore totalement levées, faute d’avoir intégré pleinement le principe d’égalité entre femmes et hommes. En revanche, des mesures visant à garantir une répartition plus équitable du travail domestique et marchand entre les femmes et les hommes peuvent et doivent être mises en place dès maintenant.

Plus spécialisés :

- rapport de la documentation française 2005, F. Milewski, S. Dauphin, N. Kesterman, MT Letablier, D. Méda, F. Nallet, S. Ponthieux, F. Vouillot : « les inégalités hommes-femmes : les facteurs de la précarité », 350 pages
http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/054000445/0000.pdf

- plus économétriques avec une réflexion sur la mesure des discriminations : Sophie Ponthieux Dominique Meurs, « les écarts de salaires entre les femmes et les hommes en Europe, effets de structure ou discrimination ? »
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/6-90.pdf 

Intégration et solidarités
- G. Allègre et H. Périvier, « Pauvreté et activité : vers quelle équation sociale ? » Lettre de l’OFCE
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/lettres/262.pdf (6 pages)

- Lanquetin, Letablier, Périvier – Juillet 2004, « acquisition des droits sociaux à égalité entre les femmes et les hommes » – (28 p) Résumé dans le chapitre sur les inégalités.
 http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/13-90.pdf
- Article dans Libération d’H. Périvier, « les dangers du ‘libre choix’ d’activité ». http://www.ofce.sciences-po.fr/article.php?ref=libe-28-05-03

- Elena Stancanelli Henri Sterdyniak « un bilan des études sur la prime pour l’emploi » Revue de l’OFCE n°88, janvier 2004 (26 p.)
http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/2-88.pdf

Résumé : La Prime pour l’emploi, créée en mai 2001 par le gouvernement Jospin, modifiée par le gouvernement Raffarin en 2003, vise deux objectifs : augmenter le niveau de vie des familles des « travailleurs pauvres » ; augmenter le gain à la reprise d’activité pour les sans emploi nonqualifiés. L’article présente et discute les travaux qui ont étudié les effets de cette prime. Ceuxci reposent sur des modèles de micro-simulation (à offre de travail fixe ou endogène) et non sur des données observées. Ils mesurent les effets redistributifs de la prime, son impact sur les incitations à l’emploi ou sur l’offre de travail. Certaines de ces études comparent les effets de la mesure à ceux qu’auraient d’autres mesures envisageables. Par construction, la PPE ne bénéficie pas aux ménages plus pauvres, mais aux déciles 2 à 5 de la population. Elle augmente très légèrement le gain à la reprise d’un emploi, mais peut avoir des effets pervers sur l’incitation au travail de certaines femmes en couple. Globalement, l’effet sur l’offre de travail serait positif, mais très faible (de 0,2 à 0,4 %). Les études disponibles prennent mal en compte les déséquilibres actuels du marché du travail ; elle n’analysent pas l’impact de la prime sur la structure des emplois offerts par les entreprises. La conclusion présente les réformes possibles de la PPE qui la feraient évoluer vers une pure subvention à l’emploi peu rémunéré ou vers une Allocation compensatrice de revenu. 

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