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Ecrivez à vos parlementaires pour demander des SES pour tous en seconde

Modèle de lettre que nous vous proposons afin de mener une campagne INTENSE ET RAPIDE (virale) auprès des parlementaires (pensez aussi à diffuser auprès des médias locaux, élus locaux, chefs d’entreprises locaux, universitaires locaux, associations de parents de votre lycée/département/académie ... le dernier communiqué ici).

Vous pouvez la recopier telle quelle ou la mettre à votre sauce. L’idéal est la voie postale mais le mail peut suffire.

- Ecrire à son député

- Ecrire à son sénateur

Téléchargez le modèle au format Word ci-dessous.

M/Mme PRODESES À Ville, le ../../.. Adresse Lycée bidule A M/Mme le député/sénateur Adresse

Monsieur/Madame le Député/Sénateur,

Luc Chatel a précisé officiellement son projet de réforme du lycée. Parmi les nombreuses mesures envisagées, je souhaiterais vous alerter sur la place qui y est faite aux Sciences Economiques et Sociales (SES). Le projet actuel cantonne les Sciences Économiques et Sociales à un statut optionnel « d’enseignement d’exploration » restreint à un enseignement d’1h30 par semaine en classe de seconde, c’est-à-dire un horaire en recul de près de 50% de l’offre actuelle qui est déjà insuffisante (jusqu’à présent les SES font partie des options de détermination, à raison de 2h30 année par élève, dont ½ heure en demi-groupe. 43% des élèves de seconde suivent l’option SES actuellement). Cette situation, que l’on peut qualifier de véritable relégation, apparaît non seulement incohérente en termes d’orientation mais surtout absurde pour la formation citoyenne des lycéens.

La relégation des Sciences Economiques et Sociales est incohérente en termes d’orientation

Luc Chatel a plaidé pour une orientation qui soit « plus ouverte », « plus progressive » et « plus juste ». Mais une orientation « plus ouverte » et « plus juste » devrait au contraire au moins permettre à tous les élèves de seconde de s’approprier les disciplines majeures de la série qu’ils seront amenés à choisir. Savoir si l’on souhaite intégrer la série littéraire est plus aisé lorsqu’on connaît les Lettres et les Langues depuis de nombreuses années ; de même pour la série scientifique avec les Mathématiques, les Sciences de la Vie et de la Terre ou les Sciences Physiques. Mais comment procéder à un choix éclairé d’orientation en fin de seconde si la matière principale de la série Economique et Sociale (ES) n’a été abordée que par une minorité d’élèves ? Est-ce déraisonnable de proposer que, sur les sept années que compte le second degré, au moins une comprenne un enseignement annuel obligatoire de Sciences Économiques et Sociales ?

La relégation des Sciences Economiques et Sociales est incompréhensible pour la formation citoyenne des lycéens

Les SES sont une discipline qui donne des clés de compréhension aux lycéens concernant les principaux enjeux économiques et sociaux contemporains en mobilisant principalement les apports de la science économique, de la sociologie et de la science politique. Les élèves travaillent ainsi sur des sujets aussi divers que la mondialisation, l’entreprise, le marché, le financement de l’économie, l’égalité des chances, la mobilité sociale, les conflits sociaux, la croissance économique, le chômage, l’organisation du travail, les évolutions de la famille, les inégalités hommes-femmes, l’intégration sociale... Comment peut-on imaginer que les lycéens actuels soient privés d’une discipline indispensable à la compréhension de la société dans laquelle ils vivent et donc à la formation de citoyens éclairés ?

Cette relégation des SES est d’autant plus incompréhensible qu’elle entre en contradiction avec les engagements passés de Xavier Darcos qui avait annoncé, il y a moins d’un an, la généralisation de l’enseignement de Sciences Économiques et Sociales en seconde, reconnaissant que la crise actuelle et, plus généralement, la complexité croissante des sociétés dans lesquelles nous vivons avaient montré combien la compréhension des mécanismes économiques et sociaux était essentielle pour de futurs citoyens.

C’est pourquoi je vous demande d’interpeller Monsieur le Ministre de l’Education nationale afin que, au moment où se construit le lycée du XXIe siècle, tous les lycéens puissent suivre, au moins en classe de seconde, un enseignement annuel et obligatoire de sciences sociales digne de ce que notre démocratie exige.

Dans l’attente, je vous prie d’agréer, Monsieur le Député/Sénateur, l’expression de mes salutations les plus respectueuses.

Apses.org | Association des Professeurs de Sciences Économiques et Sociales