Compte-rendu de l’entrevue avec M. Sherringham le 18 avril 2008

COMPTE RENDU DE L’ENTREVUE DE L’APSES AU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE AVEC M. SHERRINGHAM, CONSEILLER AUX AFFAIRES PEDAGOGIQUES DE M. DARCOS, LE 18 AVRIL 2008

M. Sherringham, conseiller de M. Darcos, a reçu les représentants de l’Apses au ministère de l’Education Nationale le 18 avril 2008 à notre demande, afin de faire le point sur la réforme du lycée. La rencontre a duré 1 heure.

Pour commencer, M. Sherringham nous a demandé nos impressions sur la commission Guesnérie chargée d’analyser les manuels de SES. Sylvain David a estimé que les débats étaient intéressants et que les échanges étaient constructifs. M. Sherringham a insisté sur le fait que la composition de la commission avait été réalisée en prenant en compte les remarques de l’Apses, et il espère que cela nous prouve une fois de plus que le ministère n’a rien contre les SES, bien au contraire. A propos des débats épistémologiques et de méthodes internes aux SES, comme par exemple l’entrée par les objets ou par les disciplines, il a estimé qu’il était sans doute possible de trouver un compromis si chacun faisait un pas vers l’autre. Selon lui, le débat n’a pas de sens si chacun reste campé sur ses positions. Il espère recevoir rapidement le rapport de la commission, ce qui nous laisse penser que la réforme du lycée se traduira par une évolution de nos programmes, liée sans doute à une évolution de nos horaires, et que cette évolution de nos programmes s’appuiera, au moins en partie, sur les conclusions de la commission Guesnérie.

Concernant la réforme du lycée, M. Sherringham nous a dit que rien n’était encore finalisé et qu’il ne pouvait donc nous en dire grand chose. Il a réitéré les propos de M. Darcos sur la nécessité d’un rééquilibrage des séries générales, mais a précisé que ce rééquilibrage devait concerner en priorité les séries L et S. Selon lui, nous n’avons pas de crainte à avoir concernant cette réforme. Ils veulent une réforme où il n’y aura pas de perdants, et elle sera novatrice. Cette réforme relèvera d’une politique éducative, portée par des objectifs pédagogiques, et non par des objectifs financiers. Après, si cette réforme permet des économies et s’intègre dans les objectifs de la RGPP, cela sera pour lui positif, mais en aucun cas cette réforme ne sera commanditée par Bercy. Un point important pour nous : dans cette réforme, il n’y aura pas de rapprochement entre voies générales, technologiques et professionnelles. Ainsi, il n’y aura pas de fusion entre la série ES et la série STG, de même qu’il n’y aura pas de fusion entre les SES et l’éco-gestion. Les trois grandes voies (générales, technologiques, professionnelles) seront maintenues ; par contre, M. Sherringham ne peut rien nous dire sur les évolutions possibles à l’intérieur de la voie générale.

Concernant le calendrier, la réforme de la classe de seconde, qui entrera en vigueur en 2009, sera annoncée en même temps que la réforme des classes de première et de terminale, car il y a une cohérence dans l’évolution globale des trois niveaux du lycée. Cette annonce ne devrait pas tarder, mais M. Sherringham n’a pu s’engager sur une date (juin ou juillet 2008 ?). Concernant les changements de programme, ils ne pourront officiellement avoir lieu pour la rentrée 2009. M. Sherringham a émis l’idée que la réforme pourrait passer par une année de transition, où les programmes seraient ajustés, avant une réforme en profondeur des programmes qui entrerait en vigueur en 2010 pour la classe de seconde.

Concernant la possibilité d’étendre la découverte professionnelle en seconde, M. Sherringham prétend en avoir aucune idée. Sa réaction nous laisse penser qu’il ne veut pas parler de cet aspect avec nous car il en sera justement question dans la réforme de la seconde (cf recommandations du CODICE).

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