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Présentation des Assises de l’enseignement de SES (16 mai 2009)

Assises de l’enseignement des Sciences Economiques et Sociales Les SES : quelles pratiques, quels programmes et quelle place au lycée ?

A la Bourse du Travail à Paris le samedi 16 mai 2009, entrée libre.

L’Association des Professeurs de Sciences Economiques et Sociales (APSES) a décidé d’organiser des "Assises de l’enseignement de SES" le samedi 16 mai prochain à la Bourse du Travail à Paris. Après une mise en perspective historique par Claude Lelièvre, historien de l’éducation, il s’agira dans un premier temps (le matin) de réaliser une synthèse des réponses au questionnaire mis en ligne sur le site de l’APSES ainsi que des contributions issues des réunions qui se sont tenues dans les régionales. Jérôme Deauvieau clôturera les débats de la matinée en apportant son regard de sociologue de l’éducation, à partir notamment de l’étude qu’il a conduite sur les pratiques des enseignants de SES. Dans un second temps (l’après-midi), il s’agira de dégager des pistes de propositions pour l’enseignement des SES. Nous avons proposé à Jean Etienne, doyen de l’Inspection Générale et président du groupe d’experts sur les programmes, ainsi qu’aux diverses organisations représentants les enseignants du supérieur (AFSE, AFS, ASES, AFSP) d’apporter leur contribution à cette réflexion. Ces contributions nourriront la discussion avec les participants, clôturée par une intervention de Roger Guesnerie, professeur au Collège de France.

Richard Descoings doit faire ses propositions pour la réforme du lycée à la fin du mois de mai. Il paraît essentiel que l’APSES se place comme force de propositions si nous ne voulons pas subir une nouvelle fois des décisions qui iraient à l’encontre de ce qui nous semble souhaitable que ce soit en termes d’objectifs, de contenus, de pratiques pédagogiques ou encore de place dans la structure du lycée.

Bourse du Travail, 3 rue du Château d’Eau, Paris 10e, Métro Château d’Eau ou République.

Matinée

09h30 : Accueil, Discours inaugural de Sylvain DAVID, Président de l’APSES.

09h45 : Intervention de Claude LELIÈVRE, historien de l’éducation (Université Paris V René Descartes).

10h00 -12h30 : Bilan et propositions tirées de l’enquête nationale et des réunions des régionales de l’APSES
-  Une synthèse des résultats de l’enquête nationale « Quelles pratiques, quels programmes et quel lycée ? » http://www.apses.org/actions/assise... lancée auprès de l’ensemble des professeurs de SES. Discussion avec la salle sur ces résultats. [Durée indicative : 1 heure]
-  Présentation des résultats des discussions dans quelques régionales sous la forme d’une synthèse orale par régionale, soumise ensuite à la discussion avec la salle. Voir l’ensemble des contributions collectives et individuelles ici : http://www.apses.org/spip.php?rubri...

12h30 : Intervention de Jérôme DEAUVIEAU, sociologue de l’éducation (Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines), auteur d’une étude sur les pratiques d’enseignants de Sciences Economiques et Sociales.

Après-midi

14h00 – 17h00 : Contributions de partenaires académiques ou scientifiques

-  Jean ETIENNE, doyen de l’Inspection Générale de SES, Président du Groupe d’Experts sur les programmes de SES.
-  Jean-Michel CHARPIN, président de l’Association Française de Science Economique (AFSE).
-  Julien FRETEL, professeur de Science Politique à l’université de Picardie et à l’IEP Lille, représentant l’Association Française de Science Politique (AFSP).
-  Philippe CIBOIS et Laurent WILLEMEZ respectivement représentant de l’Association Française de Sociologie (AFS) et de l’Association des Sociologues Enseignants du Supérieur (ASES).

Discussion avec la salle sur des points particuliers, sur la base des propositions qui se dégagent de l’enquête et des contributions individuelles ou collectives. Quatre points en particulier (liste indicative) :
-  Quelle place pour les SES dans la culture commune que doit transmettre le lycée ? Quelles compétences (savoirs, capacités, attitudes) spécifiques doit apporter l’enseignement des SES ?
-  Les SES en seconde pour tous les lycéens : quel contenu et quelles méthodes pour cet enseignement ?
-  Les SES dans le cycle terminal (1ère – Terminale) : quels contenus, quelles méthodes, quels liens avec d’autres disciplines ?
-  Quelle évaluation des SES au baccalauréat ? Quelle(s) épreuve(s) écrite(s) ? D’autres formes d’épreuves ?

17h00 : Discours de clôture de Roger GUESNERIE, professeur d’Economie au Collège de France et ancien président de la Commission d’Audit sur les SES en 2008.

commentaires (6 messages)


  • Présentation des "Assises de l’enseignement de SES" 13 avril 2009 08:19, par goog speed

    L’Apses a-t-elle déjà eu une entrevue avec Mr D. ? Le fait d’attendre la mi-mai pour le rencontrer semble dangereux car d’ici là, il aura une idée déjà arrêté de la réforme du lycée : difficile de le faire changer d’avis, de l’influencer à ce moment là, alors qu’il remettra sous peu son rapport. Il faut intervenir le plus tôt possible, pour évoquer avec lui la place des SES et prévoire une seconde réunion plus importante à la mi-mai. Ne vous laissez pas dépasser par l’agenda de Mr D. sinon tout cela ne servira à rien.

    Quand on voit que dans le chat de l’express il n’a identifié les SES que comme une option en seconde, on se dit qu’il faut l’informer le plus rapidement possible de la réalité de cet enseignement.

    Et rappelez-lui que deux chercheurs de l’ofce ont participé à la rédaction du programme de terminale.

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    • Présentation des "Assises de l’enseignement de SES" 14 avril 2009 15:15

      y’a personne qui répond aux messages à l’apses ?

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      • Présentation des "Assises de l’enseignement de SES" 20 avril 2009 09:39, par SES defender

        Allo... ??? Y’a personne qui répond ??? Ca sert à quoi de laisser des commentaires si aucun modérateur ne répond ???? Y’a un pilote dans l’avion ?

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        • Présentation des "Assises de l’enseignement de SES" 23 avril 2009 13:25, par Rémi Jeannin

          Il y a un pilote dans l’avion, mais cela nous arrive de travailler ailleurs, de répondre aussi sur les listes, et même parfois de prendre des vacances !

          Une réponse rapide à tes remarques. Les assises porteront à la fois sur la place des SES et sur le contenu de cet enseignement, car il nous semble incohérent de traiter des structures sans traiter du contenu de l’enseignement, et en particulier du contenu de la "culture commune" que doivent acquérir les lycéens. Par ailleurs, la réforme des lycées se traduira pour les SES par une refonte des programmes et les débats ont été vifs sur le contenu de l’enseignement ces derniers mois, ce qui donne ici l’occasion de montrer que les profs de SES se saisissent également de ces questions et ne sont pas seulement dans une revendication en termes d’horaires ou de dédoublements.

          Pour ce qui est de l’entrevue avec Richard Descoings, nous la demandons avec insistance depuis le mois de janvier, par communiqués et lettres, mais sans réponse pour l’instant. Notons que les syndicats et autres associations de spécialistes n’ont pas eu plus de succès dans ce domaine que l’APSES !
          Merci pour ta contribution au débat. En espérant pouvoir poursuivre ces discussions de vive voix le 16 mai !

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  • Présentation des "Assises de l’enseignement de SES" 13 avril 2009 08:27, par goog speed

    Je vous conseille de distinguer 2 choses :

    (1) La place des SES dans la réforme des lycées c’est-à-dire le problème du volume horaire et de l’offre des SES aux élèves.

    (2) Le contenu des SES à enseigner aux élèves à différents niveaux.

    Le premier point est celui sur lequel il faut rapidement trouver un consensus pour l’exprimer à Mr D. Il n’est pas besoin d’attendre le mois de mai pour cela. Il faut communiquer plus rapidement notre point de vue.

    Le deuxième point peut être discuté plus tard, comme vous l’avez prévu. Il fera l’objet d’une seconde communication à Mr Des., à Mr Dar. et à la presse.

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  • Présentation des "Assises de l’enseignement des SES" 11 mai 2009 09:28, par Descamps Jacques

    Ci dessous un alticle envoyé à Alternatives Economiues il y a quelques mois et publié en partie seulement. Cela reste d’actualité dans le cadre des projets "lycées" et le débat ne concerne pas que les seuls profs de SES ! Je suis prof d’huistoire géo et retraité depuis 2 ans, et militant syndical. Bravo pour les assises et bon courage pour l’oganisation Jacques Descamps

    La place des SES, la formation des citoyens, les filières et d’autres choses encore..

    Bravo pour vos informations et réflexions sur l’enseignement des Sciences Economiques et Sociales, notamment sur l’enjeu idéolo-gique des contenus. Après à une année de retraite et de recul (j’étais prof d’Histoire Géographie ECJS en lycée avec sections STT jusqu’en juin 2007), voici quelques remarques et réflexions qui ne semblent pas avoir été avancées par les différents articles (mais je peux avoir raté certains..).

    1/ les SES sont elles indispensables dans la formation du citoyen ? c’est tout à fait évident, mais alors pourquoi ne pas les généraliser à tous les élèves (y compris ceux des LP), pourquoi les limiter aux élèves d’une certaine filière (entre un quart et un tiers des élèves de 1° et Terminales dans mon lycée) ? Certains auraient ils le droit de devenir « plus citoyen » que d’autres… ?
    A cette proposition de généraliser leur enseignement la réponse de la plupart des collègues de SES est spontanée : « mieux vaut un gros horaire (3 à 5 h avec TP) avec un tiers des élèves que 2 heures avec tous les élèves ».. Les horaires des élèves (déjà 30 à 35 h de cours par semaine ..) n’étant pas extensibles, la généralisation des SES se traduirait en effet pour le prof de SES par un plus grand nombre de classes et d’élèves, et les matières à petit horaire et petit coefficient ne sont pas toujours prises au sérieux par les élèves (exemples en Terminale STT : l’Histoire Géo, la Philo). Et quand bien même ! si l’on voulait ajouter deux heures de SES à tous : à quelles disciplines faudrait il les prendre ? Les rivalités entre groupes de pressions disciplinaires (inspections, universitaires, associations de spécialistes, intellectuels médiatiques..) pour les horaires et les coefficients sont toujours féroces, les arbitrages délicats, même pour une heure .. rappelez vous les difficultés à insérer les 2 h de TPE .. une demi heure d’Histoire Géo en moins en série S .. le scandale !

    2/ comment expliquer cette difficulté des SES à s’imposer face aux autres disciplines ?
    Depuis les années 60 (fin du latin obligatoire) la hiérarchie des disciplines scolaires est dominée par la « bande des 4 plus 1 », cinq disciplines que l’on retrouve dans tous les horaires obligatoires à (presque) tous les niveaux du collège à la terminale (LGT ou LP), et dans les épreuves obligatoires à l’examen final, quelle que soient la section ou la filière suivie par les élèves : Français, Maths, Anglais (en LV1 ou LV2), Histoire - Géographie, plus l’EPS (qui a une histoire totalement différente, non liée à l’Université pendant longtemps).
    Comment les cinq se sont ils échappés du peloton ?
    - est ce l’utilité de ces cinq disciplines qui explique cette position en tête ? pas évident : dans la formation générale d’un futur « adulte / travailleur / citoyen », pour la compréhension du monde actuel par exemple, les Sciences Economiques et Sociales sont au moins aussi importantes et efficaces que l’Histoire - Géographie, qui se trouve dans la bande des « 4 + 1 ». De même le Droit serait tout aussi utile, il n’est présent qu’en STT et un peu dans l’ECJS.
    - cela ne semble pas non plus lié à l’importance économique des disciplines : malgré les discours à répétition des ministres successifs sur « la recherche et la compétition industrielle », et sur la « revalorisation des enseignements technologiques et professionnels », les sciences (Sciences Physiques, SVT) et les techniques ne sont pas obligatoires dans toutes les formations.
    - cette hiérarchie durable des disciplines semble plutôt liée à une histoire universitaire (toutes les disciplines ne se sont pas constituées en même temps) et à une histoire politique et idéologique spécifique à la France (Napoléon Bonaparte, la 3° République..). Si on excepte le latin, les mêmes cinq disciplines ont gardé la tête pendant plus d’un siècle, soutenus par des groupes intellectuels plus ou moins proches du pouvoir politique (cf. la place des latinistes, des mathématiciens et des historiens dans le personnel politique, l’influence des anciens résistants pour le maintien d’une place privilégiée à l’Histoire, etc.). Dans les pays voisins la hiérarchie des disciplines et leur agencement sont très différents : dans la plupart des länder allemands l’Histoire est en option, en concurrence avec… les Sciences Physiques par exemple ! en Grande Bretagne elle est incluse dans les « social sciences » .. mais sans la géographie.
    Position stable ou concurrence acharnée ? la bande des « 4 + 1 » a peu à craindre pour son avenir : ces disciplines étant présentes partout, leur avenir (et celui des profs qui les enseignent) ne dépend pas (ou peu) du choix des élèves (ou de leurs parents !). C’est l’inverse pour les autres disciplines, qui doivent « bien se vendre » pour se développer ou sauver des postes : rivalités entre langues vivantes, introduction de l’informatique (ISI) en 2° pour attirer vers les séries S ; et ce n’est pas un hasard si le programme de SES en seconde est particulièrement intéressant et séduisant pour les élèves.
    On est là devant un paradoxe : laisser beaucoup de choix aux élèves (langues vivantes, séries à la fin de la seconde « générale », spécialités, options ..) est contradictoire avec le fait de continuer à recruter des professeurs étroitement spécialisés : l’employeur ne peut pas leur assurer qu’ils enseigneront leur discipline pendant leurs 40 ans de carrière ! cf. les difficultés actuelles des profs d’allemand, de russe, et autres langues, et de certaines disciplines industrielles. La situation du latin et du grec indique une solution possible : les profs de lettres classiques sont trivalents… mais attention ! le « syndicalement correct » (de certains !) interdit de parler de … « bivalence » !
    Bien sûr un tronc commun obligatoire plus important (75 % de l’horaire élève par exemple), avec des contenus centrés sur l’essentiel, des apprentissages en partie transversaux et des frontières disciplinaires à revoir (cf. la logique du socle commun au collège), ce serait plus simple pour tout le monde, mais ceci est une autre histoire .. à venir ?

    3/ alors, quelle formation du citoyen au lycée ?
    En dehors de l’Education Civique Juridique et Sociale, qui est un « enseignement » non rattaché à une discipline (d’où la facilité pour le faire disparaître ..) sept disciplines (au moins) peuvent participer de fait, par leurs contenus, à la réflexion / éducation civiques, c’est-à-dire à la formation sociale, politique et morale des lycéens : le Français, l’Histoire Géo, l’EPS, les SES, la Philo, les SVT, l’Eco-Droit. Sans compter les Langues Vivantes et les Sciences Physiques qui peuvent aussi aborder des thèmes relevant de ce domaine. Mais il n’y a aucune coordination sur cet objectif de formation civique (cf. les thèmes d’étude de l’ECJS en seconde, qui recoupent largement le programme d’IES). La cohérence d’ensemble (objectifs, notions, méthodes..) reste à élaborer, même si des collègues, en binôme le plus souvent, essayent d’accorder leurs violons. Plus important encore que les contenus et méthodes : peut on former des jeunes à l’initiative, à l’écoute et à la prise de parole, au débat argumenté, à la collaboration et au travail en équipe, à l’autonomie et à la prise de responsabilités, dans le cadre actuel du lycée, qui reste largement infantilisant ? quelques séances ne suffisent pas, c’est l’ensemble des pratiques et des relations quotidiennes entre jeunes et avec les adultes (apprentissages, vie scolaire, activités sportives, culturelles, relations avec les parents etc..) qui devraient être formatrices. L’organisation actuelle des études (notamment les emplois du temps), de l’évaluation et des examens en lycée ne permet pas une telle ambition. Les méthodes et contenus des SES, les TPE, l’ECJS (entre autres) sont quelques fenêtres qu’il faut maintenir ouvertes, et si possible agrandir !
    Jacques Descamps

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