Je voudrais centrer mon propos sur les témoignages d’anciens bacheliers ES ou B que nous avons recueilli depuis notre appel via le site Internet de l’APSES. J’en ai choisi quelques uns parce qu’ils sont significatifs des plus de 300 autres reçus à ce jour et aussi parce qu’ils traduisent bien ce que chaque enseignant de SES cherche à transmettre à ses élèves ainsi que la réussite de la série ES.
Anaïs (bac. obtenu en 2006) Etudiante en première année de licence d’allemand
Mon bac ES m’a permis d’avoir une grande ouverture d’esprit sur le monde et un enseignement très complet (quasi équivalence des heures de cours en SES, histoire-géo et maths, pas de "favoritisme" d’une seule matière), ainsi que l’aquisition d’une réelle méthode de travail, grâce aux analyses économiques notamment, qui demandent une certaine rigueur lors de la recherche de données par exemple puis de leur analyse, ce qui constitue un avantage non négligeable lors des études supérieures.
Steven (bac. obtenu en 2004, Lycée Fabert, Metz) Etudiant à l’École de journalisme de Toulouse après une licence d’histoire.
S’il est un bac qui peut réellement être qualifié de « généraliste » c’est sans aucun doute celui-ci. En effet on y apprend l’ouverture d’esprit tout en restant rigoureux, et il est nécessaire d’être « bon partout » comme on a coutume de dire, car les coefficients au bac dans cette filière sont les mêmes -ou presque- en Mathématiques, Histoire, Économie ou Langues.
Licencié d’Histoire à Paris I - Panthéon-Sorbonne, je me destine au journalisme (je viens d’intégrer l’école de journalisme de Toulouse), et je ne pense pas que j’aurai eu autant de facilité dans mon parcours si je n’avais pas bénéficié d’un enseignement de qualité tant en histoire qu’en économie, en langues, et en maths...
Antoine Etudiant EDHEC LILLE La Filière ES m’a apporté une rigueur intellectuelle nécessaire pour des études dans le supérieur ainsi qu’une ouverture sur le monde grâce à la palette de matières qui n’est pas un fourre-tout mais un tout solide et cohérent.
Thomas (bac. obtenu en 1996, Camus Bois-Colombes) Actif Conseiller technique
La première chose que m’a apportée la filière ES, c’est la capacité à me situer dans ma scolarité et dans l’entreprise.
Je suis un pur produit de la filière ES : un "littéraire" qui n’est pas allergique aux maths. Cela m’a permis d’orienter ma carrière dans un domaine technique, l’informatique et la communication, que j’articule dans un contexte où les interactions humaines sont très importantes. La filière ES m’a décomplexé sur le fait d’être un "touche-à-tout", tout en me gardant d’être un "touche à n’importe quoi". Je sais traduire les attentes d’un client ou d’un employeur, je comprends rapidement ses impératifs car je sais les situer. Sans l’autonomie intellectuelle et la curiosité que m’ont apportées mes professeurs au lycée, les choses se seraient sans doute passées autrement.
Pierre (bac. obtenu en 2001 Lycée Notre-Dame de Sion, Marseille) Etudiant Master Carrières publiques - mention administration et entreprises en Europe La série ES fait partie de la pluridisciplinarité permise par notre système d’éducation, et fournit aux lycéens de solides bases économiques et sociologiques, qui sont la clé de la compréhension de notre monde/société. Elle met l’accent sur l’histoire, sans négliger les mathématiques précieuses aux futurs étudiants en économie. La filière ES m’a beaucoup aidée quand j’ai intégré science po après le bac, particulièrement en histoire et en économie. Là où certains souffraient, moi je réussissais !
Nadia (bac. obtenu en 2001 Lycée Notre Dame de Sion-Marseille) Etudiant Ecole de Commerce
La filière ES me correspondait à tous les niveaux : j’avais un bon niveau en mathémathiques mais je n’étais pas attirée pas la filière scientifique, et je trouvait la matière SES particulièrement intéressante puisque c’était la seule matière au lycée en rapport constant avec l’actualité. Cette matière m’a imposé de lire la presse générale ou spécialisée de façon régulière, habitude qui j’ai particulièrement réutilisé pendant mes années d’université d’Economie Appliquée. Cette ouverture à l’actualité et cette culture générale sont les principaux facteurs qui m’ont permis d’intégrer une bonne Ecole de Commerce
- Que nous apprennent ces témoignages ? Quels sont les mots et les thématiques qui reviennent le plus parmi les 300 déjà recueillis ? Invariablement, 3 aspects sont soulignés :
- 1) l’acquisition d’une culture générale équilibrée,
2) l’ouverture sur les questions de société et l’intérêt pour l’actualité,
3) l’apprentissage de la rigueur dans l’analyse et l’argumentation.
Voilà. Ce sont les 3 aspects qui reviennent invariablement. Et ils sont décisifs. Mais je voudrais encore souligner un dernier élément. Rappeler une évidence pour les enseignants de la série ES et en premier lieu pour les enseignants de SES. Cet élément qui est inquantifiable et rarement présent dans les évaluations et analyses du ministère de l’Education Nationale sur notre système éducatif, pourtant pointé, dans les comparaisons européennes, comme parmi le plus anxiogène pour les élèves.
Il s’agit du plaisir d’apprendre, de la réalisation de soi et de son épanouissement, de la motivation et de l’enthousiasme face aux savoirs, de la maîtrise de son destin et de ses choix tant professionnels que citoyens, que semble permettre d’acquérir la série ES, si l’on en croit les témoignanges de nos anciens et de plus en plus nombreux bacheliers.
