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Question N° : 38487 de M. Lesterlin Bernard ( Socialiste, radical, citoyen et divers gauche - Allier ) M. Bernard Lesterlin attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’inquiétude bien légitime des professeurs de sciences économiques et sociales (SES) que suscite le projet de réforme du lycée d’enseignement général et technologique, et sur le devenir des sections, au lendemain des conclusions du rapport Guesnérie qui lui ont été remises début juillet dernier. Ces enseignants craignent que les élèves ne soient privés de connaissances indispensables à l’appréhension des logiques économiques, sociétales ou environnementales de notre temps. En effet, la filière SES offre de nombreux débouchés après le bac. Dans le projet actuel, l’enseignement des sciences économiques et sociales risque d’être marginalisé parmi de multiples modules semestriels optionnels en seconde (alors qu’il est découvert par 40 % des entrants en seconde), et de ne faire paradoxalement l’objet que de modules épars dans le cycle terminal du parcours « sciences de la société » alors que c’est une matière dominante dans la série ES. Pourtant le rapport Guesnerie, demandé par le ministère, recommande que tous les lycéens reçoivent un enseignement économique et social en seconde, c’est-à-dire d’intégrer cette discipline dans le « tronc commun ». Pour ce qui concerne les sections européennes, elles permettent au lycéen de développer une aptitude à la mobilité dans ses futures études supérieures (poursuivre ses études à l’étranger par le biais du programme Erasmus par exemple) ou dans le monde du travail (carrières commerciales, relations internationales). Il est inquiétant que rien, dans les éléments qui ont été livrés, concernant le projet de maquette des enseignements en seconde, ne ressemble aux heures d’enseignement que peuvent suivre les élèves en section européenne, ni a fortiori à un développement de ces enseignements. Que peuvent prévoir, par exemple, les collégiens de ces sections et leurs parents, ainsi que les collèges qui ont ou qui ouvrent des sections européennes ? Il lui demande de prendre en compte les inquiétudes des enseignants avant de fixer définitivement le contenu des enseignements qui seront dispensés en classe de seconde à l’issue de la réforme des lycées.
