M. Jean-Pierre Schosteck appelle l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur l’inquiétude exprimée par les professeurs de lycée à propos du projet de réforme affectant notamment l’enseignement des sciences économiques et sociales (SES). En effet, les SES seraient cantonnées dans un statut optionnel d’enseignement d’exploration restreint à 1 heure 30 par semaine en classe de seconde. Il s’agit là d’un recul de 50 % de l’offre actuelle déjà insuffisante. De fait, et jusqu’à présent, les SES font partie des options de détermination à raison de 2 heures 30 par élève, dont une demi-heure en demi-groupe, et 43 % des élèves suivent actuellement cette option. Cette relégation paraît incohérente en termes d’orientation et incompréhensible pour la formation citoyenne des lycéens qui ont bien besoin de comprendre les enjeux économiques et sociaux actuels, ce que d’ailleurs Xavier Darcos avait confirmé il y a moins d’un an en annonçant, au contraire, la généralisation de l’enseignement des sciences économiques en seconde, classe d’orientation. Il lui demande, par conséquent, quelle réponse il compte apporter aux interrogations légitimes de ces professeurs concernant ce domaine particulier.
