Travaux Dirigés : Le processus de destruction créatrice à l’œuvre
Document 1 : évolution des créations et destructions d’entreprises.
Source : I.N.S.E.E., répertoire des entreprises et des établissements (Sirene) Note de lecture : L’établissement est la plus petite unité de production, localisée géographiquement, individualisée. Elle dépend juridiquement d’une entreprise. Sa production est relativement homogène. Au 1er janvier 2004, il y avait en France, 2 972 798 établissements.
- Une entreprise dispose d’une certaine autonomie, elle peut comprendre un ou plusieurs établissements. On distingue les entrepreneurs individuels et les sociétés non financières. Au 1er janvier 2004, il y avait en France, près de 2.6 millions d’entreprises, hors exploitations agricoles et entreprises non financières. Sur ce total, 1500 entreprises environ étaient des entreprises publiques. Un groupe comporte plusieurs entreprises qui peuvent être implantées en France ou à l’étranger. Les groupes représentent plus de la moitié des salariés des entreprises et 60 % de la valeur ajoutée. Les multinationales : d’origine française ou étrangère, elles ont des filiales dans différents pays.
Q.1. Faîtes une phrase avec les données de l’année 1995. Q.2. Calculez les créations nettes sur l’ensemble de la période. Q.3. En quoi le document 1 illustre-t-il le processus de destruction créatrice ?
Document 2 : répartition des entreprises par secteurs d’activité (hors agriculture).
Q.1. Dégager le bilan des évolutions sectorielles en faisant les calculs nécessaires et donner quelques éléments d’explication.
Document 3 :
Source : I.N.S.E.E., U.N.E.D.I.C. (pour les très petites entreprises) Note : les « entités autonomes » représentent les groupes et les entreprises indépendantes.
Q.1. Comparer les évolutions en volume des emplois, selon la taille des ’’entités autonomes ’’. Q.2. Quels sont les effets des cycles sur l’emploi ?
Document 4 : le tissu productif : renouvellement à la base et stabilité au sommet.
Le processus de renouvellement du tissu productif par destruction d’entreprises existantes et création de nouvelles entreprises s’observe aussi bien en France que dans d’autres pays. Il met en jeu d’importants flux bruts de création et de destruction d’emplois, dont le solde est d’autant plus positif que les firmes sont petites, et il devrait donc conduire à un renouvellement important du tissu productif. En revanche, la hiérarchie des grands groupes est, on le verra, étonnamment stable : l’Europe continentale se distingue des États-Unis par l’absence d’émergence ex nihilo de grands groupes. Prendre en compte la dimension groupe permet de lever cette contradiction, dans la mesure où l’évolution de l’emploi d’une entreprise n’est pas la même selon qu’elle appartient ou non à un groupe. En s’annexant les plus dynamiques des entreprises les plus petites, et en assurant ensuite leur croissance, les grands groupes concourraient en fait activement au processus de destruction créatrice. C . Picart, Economie et statistique N° 371 pp.89-108.
Q.1. Expliquer la phrase soulignée.
Question de synthèse : A partir des documents et de vos connaissances, vous exposerez les différents aspects de la destruction créatrice.
__
R1 éléments de correction ce sont des ordres de grandeur Moins dix + 700 000 postes moins de 50 + 400 000 postes moins de 500 - 100 000 postes Moins de 3000 +450 000 postes plus de 3000 + 600 000postes les variations sont les plus fortes aux extrêmes .
R2 éléments attendus en 91 94 période de récession ..l’emploi a fortement diminué dans les entités autonomes de 10 à 499 salariés.

