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Le marché, l’entreprise et l’entrepreneur dans les manuels d’économie de 1re et de Terminale

IREF, 20 Septembre 2012


Sur le site de l’IREF

Etude réalisée par Nicolas Lecaussin, Directeur du développement de l’IREF et Lucas Léger, chargé d’études

Les lycéens auront du mal à trouver une présentation du marché, de l’entreprise et de l’entrepreneur. Une étude réalisée sur 8 manuels, effectuée par Nicolas Lecaussin directeur du développement de l’IREF et Lucas Léger, chargé d’études à l’IREF, montre la partialité de ces livres destinés aux lycéens de première et terminale :

• Le rôle de l’entrepreneur et de l’entreprise dans la création de richesses est occulté

• Sur plus de 400 pages, l’entreprise n’occupe généralement qu’une petite dizaine de pages

• L’entrepreneur est absent des manuels. Aucune histoire d’entrepreneur n’est mentionnée

• Le marché et la mondialisation sont abordés d’un point de vue critique car « défaillants »

• Le mot « social » est le mot le plus utilisé dans les manuels

• L’Etat est toujours présenté comme l’acteur économique principal car c’est un « régulateur indispensable »

• Les auteurs des manuels sont tous enseignants et aucun représentant de l’entreprise n’a participé à la réalisation des manuels

• La revue « Alternatives Economiques » détient le monopole des citations dans les manuels

Pour lire l’étude en intégralité, téléchargez le document joint.

Manuels d’économie -IREF.pdf


Echange de mails suite à la publication de l’article de l’Express du 19 septembre 2012 se fondant sur l’ "étude" de l’IREF sur des manuels de SES (publié avec l’accord de Pascal Binet et de Nicolas Lecaussin de l’IREF)

(Lire également la réponse de Nicolas Thibault & Isabelle Waquet, auteurs de manuels de SES chez Magnard)

Réponse de Pascal Binet (professeur de SES et auteur de manuels chez Hatier) à Christine Kerdellant (qui utilise l’étude de l’IREF dans son article de l’Express), la rédaction de l’Express et Nicolas Lecaussin :

Bonsoir, je viens de lire votre étude relative aux manuels "d’économie", dont Christine Kerdellant se fait l’écho dans l’express. Comme le sujet me tient à cœur (je suis l’un des auteurs de deux des manuels étudiés), je tiens à vous signaler quelques petites choses, qui auraient pu rendre votre étude un tout petit peu sérieuse, et qui auraient évité à Madame Kerdellant de se rendre ridicule (elle aurait pu faire un petit effort, il suffisait de vérifier…).
- 1/ êtes vous au courant qu’il existe des programmes officiels, auxquels les auteurs de manuels se conforment strictement ? Savez-vous que ces programmes officiels sont disponibles pour quiconque veut les lire, et qu’on peut même les trouver sur internet ? Même un professeur de Sciences économiques et sociales peut les trouver. Visiblement, vous, vous n’en êtes pas capables…
- 2/ Si vous en aviez été capables, vous sauriez que les programmes de 2007 n’ont plus cours, que plus personne, par conséquent, n’utilisent des manuels des éditions 2007. Les programmes ont changé… Qu’une journaliste n’ait pas vérifié simplement cela laisse à penser sur sa conscience professionnelle… Que vous ne l’ayez pas fait nous permet de constater au choix votre incompétence ou votre mauvaise foi…
- 3/ Vous accusez l’enseignement d’économie d’évacuer les mathématiques (page 4 de votre "rapport")… Savez-vous que les élèves de première ES ont l’avantage de suivre une discipline qui s’appelle mathématiques appliquées au Sciences économiques et sociales, et qu’ils peuvent même s’en faire une spécialité en terminale ? Non ? Vous ne le savez pas ? Vous devriez revenir nous voir…
- 4/ Vous regrettez (page 5) qu’on étudie la production sous l’angle abstrait… Il faudrait être un petit peu cohérent… La microéconomie n’a rien de concret, puisqu’il s’agit d’un des modèles les plus abstraits des sciences humaines dans leur ensemble. Il aurait fallu faire lire les pages 4 et 5 à un économiste qui enseigne l’économie à l’Université (je vous aurais bien relu, tiens…) pour éviter d’atteindre ce niveau d’ineptie…
- 5/ À la page 6 (en passant, le verbe investir est un verbe du deuxième groupe…) vous vous insurgez contre un graphisme (j’aurais dit graphique…)…
- 6/ Page 6 toujours (elle paye, celle-là…), vous nous dites, à propos du manuel Hatier de 2011 : "La partie (20 pages sur plus de 400 pages !) consacrée aux entreprises est intitulée : « Entreprise, Institution, Organisation », ce qui prête à confusion. Nous n’avons pas trouvé d’explication à ce titre, ne serait-ce que pour rendre encore plus ambigu le rôle de l’entreprise". Fin de citation. Flagrant délit de mauvaise foi : le chapitre 2 dudit manuel s’appelle "La production dans l’entreprise". On y apprend notamment comment l’entreprise produit, pourquoi et comment elle cherche à réduire ses coûts, quels documents comptables elle met à la disposition du public et pourquoi. La partie à laquelle vous faites allusion est un regard croisé de la sociologie et de l’économie sur l’entreprise. On y parle effectivement de l’entreprise comme une organisation, et comme une institution. L’entreprise ne serait-elle ni l’une ni l’autre ? Mais vous n’avez pas vu les programmes, et Madame Kerdellant non plus…
- 7/ Page 8, je vous cite : "Le SES de Terminale chez Hatier (2010) aborde ouvertement le problème des « Sources et limites de la croissance économique » dans un long chapitre qui s’ouvre avec une énorme photo d’une décharge de Lhassa. Alors que nous avons besoin de la croissance économique pour créer des richesses et des emplois, les auteurs font l’éloge de la « société de décroissance ». On peut très bien débattre de ces théories, mais doit-on le faire dans les manuels scolaires ? ". fin de citation. Alors, un peu de rigueur… D’abord, pas de manuel Hatier de terminale en 2010… Un en 2007, un en 2012, mais pas en 2010, j’ai participé aux deux… Ensuite, sources et limites de la croissance économique est le thème du programme officiel… Vous voudriez qu’on traite d’autre chose, certes, mais nous n’en avons ni le droit, ni la possibilité dans le monde concurrentiel de l’édition scolaire (votre ignorance sur ce point confine à la crasse bêtise… D’autant qu’il est vraiment facile de se renseigner). Je m’arrête à la page 8 du "rapport" qui en compte 15. Je reste à la disposition de tous les destinataires de ce mail pour préciser, développer, lire jusqu’au bout. Discuter sérieusement de l’enseignement des Sciences économiques et sociales, c’est possible. Mais pas sur la base de "rapport" de cet accabit, qu’aucun de mes élèves ou de mes étudiants n’aurait osé me rendre. Que Madame Kerdellant, qui a des responsabilités à L’express et à l’expansion y fasse simplement référence laisse pantois…

Pascal Binet Professeur de Sciences Économiques et Sociales Lycée Ambroise Croizat Moûtiers Savoie pascal.binet@ac-grenoble.fr

Réponse de Nicolas Lecaussin de l’IREF :

Cher Monsieur, Nous avons bien reçu votre message et nous vous en remercions. Nous essayerons, si vous le permettez, de répondre aux critiques que vous soulevez à propos de notre étude consacrée aux manuels scolaires :
- 1. Si vous aviez vraiment lu notre étude (nous sommes extrêmement étonnés de constater qu’un adepte de la rigueur scientifique comme vous - auteur des manuels scolaires - interrompt sa lecture au milieu du rapport), vous auriez pu constater que les pages 11-15 sont consacrées aux nouveaux programmes et que nous sommes moins critiques envers ces « nouveaux » programmes bien que très sceptiques. Mais nous avons délibérément choisi d’analyser les manuels directement. Nous ne croyons pas à un grand changement dans le contenu des manuels (il y a déjà eu de « nouveaux programmes » dans le passé). Les anciens programmes, pour la classe de Terminale ont été valable jusqu’en juin 2012. Combien d’élèves les ont étudiés ? Déjà dès 2008, l’académie des sciences morales et politiques publiait un rapport accablant sur les méthodes d’enseignement au lycée. Et si la façon de présenter les choses est un peu différente (sociologie, économie et politique sont enfin étudiées séparément), les ouvrages retombent vite dans les même travers décrits dans notre étude.
- 2. Il n’y a qu’un seul Manuel de 2007 qui est mentionné et, d’après nos informations, il est encore utilisé (d’après les libraires, il fait partie des manuels les plus vendus). Mais nous espérons que vous ayez raison et qu’il ne soit plus utilisé car il est vraiment le plus mauvais.
- 3. Oui, les mathématiques sont progressivement évacuées des cours au lycée. Trois heures aujourd’hui contre 4h il y a encore quelques années. Cette tendance à la baisse du niveau général n’est que la conséquence de l’allègement des programmes. Par ailleurs, l’option à laquelle vous faites allusion était auparavant accessible dès la 1ère, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Et c’est 1h30 par semaine, au lieu de 2h. Le volume horaire est donc divisé presque par trois sur 2 ans. De plus, ce sont les élèves qui « choisissent » entre trois options. Donc tous n’ont pas accès à l’approfondissement des outils mathématiques dont vous parlez. Sans compter que c’est le conseil de classe qui délibère et seuls les meilleurs pourront participer aux cours de cette option. Et si l’on s’attarde sur les ouvrages de SES, nulle part n’est fait mention de ces outils (indispensables à la compréhension de l’économie dans le supérieur). En 1ère, à part quelques exercices avec des pourcentages (notion qui devrait être acquise dès le collège) et une fonction de consommation, rien sur la notion de « dérivée » et son utilité en économie par exemple. Qui ne saurait résoudre 1/1-c avec c donné ? L’élève sera désarmé dès son entrée dans le supérieur et n’y est absolument pas préparé. Nous déplorons ce décalage entre l’enseignement dans les universités ou les classes préparatoires et l’enseignement type dans les lycées. Comme le rappelle parfaitement l’Onisep, ceux qui choisissent la voie générale c’est pour se diriger vers l’université ou les grandes écoles. Mais quelle surprise quand ils découvrent leurs premiers cours de micro et de macro sur les bancs de la fac ! D’ailleurs, les meilleurs élèves en faculté sont le plus souvent ceux qui sortent de la filière S. Preuve que l’enseignement de la filière ES est inadapté à la réalité académique et entretient la désillusion chez les étudiants en échec dès le premier semestre.
- 4. Peut-être nous n’avons pas été assez clairs sur l’abstraction en économie. Les manuels traitent bien de la concurrence pure et parfaite, du producteur, de l’oligopole, etc. C’est très bien, cela permet d’expliquer les concepts à l’élève. Mais nous suggérons de relier ces modèles avec la réalité. L’entreprise n’est pas que le lieu de confrontation sociale comme le suggèrent pratiquement tous les manuels. Elle est aussi le lieu où se crée la richesse. Le PIB marchand est la résultante de l’action entrepreneuriale, pas de l’action publique qui est vue en long en large.
- 5. Vous avez raison et nous en sommes désolés. Il y a d’ailleurs quelques autres fautes d’orthographe et aussi quelques coquilles. Nous nous excusons auprès des lecteurs.
- 6. Pourtant, le Manuel existe bel et bien et vous faites partie des auteurs. Hatier, 2011 (dépôt légal : avril 2011), coordination : Didier Anselm. Chapitre 12 : Entreprise, Institution, Organisation (pp 340-358).
- 7. Manuel Hatier (2007) mais réédité en octobre 2010 (c’est la version que nous avons utilisée), coordination Joëlle Bails et vous faites partie des auteurs. Vous faites allusion au monde « concurrentiel » de l’édition scolaire ? Si les programmes sont strictement identiques, comment les contenus des ouvrages peuvent-ils être concurrentiels ? On retrouve la même structure et souvent les mêmes textes dans les ouvrages… On aurait peut-être pu éviter de commencer le chapitre sur la « croissance économique » avec la photo d’une décharge de Lhassa. La croissance économique ce n’est pas vraiment une décharge à Lhassa. Et comment peut-on encore parler dans les manuels scolaires du Rapport Meadows et des inepties que publiait le Club de Rome dans les années 1970 ? Qu’est-ce que les élèves vont comprendre ?

Par ailleurs, vous ne faites aucune allusion à nos principales critiques : la façon dont on occulte dans la plupart des manuels le rôle de l’entrepreneur et de l’entreprise dans la création des richesses, l’absence de portraits d’entrepreneurs français, le monopole (dans certains manuels) des citations provenant de la revue « Alternatives Economiques », l’absence de la critique de l’Etat et des politiques publiques… Et on pourrait continuer. Mais ce qui nous a peut-être le plus choqué dans les manuels c’est l’absence d’une information claire et irréfutable qui devrait être enseignée aux élèves : en 1989, c’est bien l’économie dirigée et socialiste qui s’est effondrée dans le monde et la seule qui crée de la richesse aujourd’hui c’est bien l’économie capitaliste (le marché). Enfin, vous le savez certainement : des dizaines de rapportes, études, livres, articles critiquent l’Education nationale qui phagocyte le plus gros budget de l’Etat et fabrique des armées de jeunes illettrés et de futurs chômeurs (en France, beaucoup plus qu’ailleurs). Peut-être qu’en rendant les manuels plus proches des réalités économiques et du monde de l’entreprise, on contribuerait à lutter plus efficacement contre ces fléaux ?

Cordialement, Nicolas Lecaussin Directeur du développement

Réponse P. Binet :

Bonsoir Mr Lecaussin, Ce que vous écrivez ci-dessous montre bien votre finalité : l’hagiographie de l’entreprise et de l’entrepreneur. Es qualité, je n’ai pas à discuter de cela en tant qu’enseignant et auteur de manuels destinés à des élèves de lycée. Je suis contraint (et j’accepte cette contrainte avec… ferveur) par le pacte républicain de respecter la neutralité et la laïcité inhérentes à ma fonction d’enseignant. J’applique donc les programmes, et ne fait la critique d’aucune catégorie, ni pour l’encenser, ni pour la dénigrer. Je m’en tiens aux résultats momentanés que produisent les sciences économiques, la sociologie et les sciences politiques. En conséquences, quand des représentants de groupes spécifiques (pour ce qui vous concerne, le groupe des entrepreneurs) manifestent leur colère sur la façon dont il sont traités, je me contente de rappeler ces principes, qui, permettez-moi de vous le dire, sont constitutifs de mon identité professionnelle, auxquels je ne déroge ni en classe, ni dans les manuels auxquels je contribue. Le souci de votre critique est qu’il fait des auteurs de manuels de sciences économiques et sociales des vilains petits canards dont l’objectif principal est de cracher sur ces dieux vivants que sont les entrepreneurs. C’est votre point de vue. Il ne mène pas loin, et, surtout, il ne risque pas de faire science. C’est simplement cela que je suis heureux de constater avec vous, à la lecture de votre réponse. Espérons au moins pour vous que l’expression de ce point de vue vous permette de gagner votre vie. Bonne continuation.

Réponse Iref :

Cher Monsieur, Votre réaction est symptomatique. en tant qu’auteur de plusieurs Rapports, j’ai déjà pu remarquer que les enseignants-chercheurs n’acceptent pas les critiques venant de l’extérieur, surtout s’il s’agit du privé. Ceux qui ne font pas partie du système, ne peuvent être que des « représentants d’un groupe spécifique », en l’occurrence les entrepreneurs. Eh bien, sachez, cher Monsieur, que nous ne sommes à la solde de personne et que nous faisons notre travail en toute autonomie. De plus – vous devez le savoir – les manuels d’économie ont déjà été l’objet de nombreuses critiques (articles, études, livres, rapports) venant de sources différentes. Les membres de l’Académie des sciences morales et politiques dont le Rapport consacré au Manuels est encore beaucoup plus sévère que le nôtre sont-ils aussi des « représentants de groupes spécifiques » ?

Cordialement, Nicolas Lecaussin Directeur du développement

Réponse de Pascal Binet (la dernière…)

Bonsoir Monsieur Lecaussin, il me serait agréable que vous ne me preniez pas pour plus niais que je ne suis : les critiques des manuels de SES ne viennent pas de plusieurs sources. Nous avons l’habitude de lire ces marroniers dans Challenge, l’Expansion, l’Express, les Échos, la Tribune… dont la sociologie des réseaux connaît le caractère éminemment autoréférent. Concernant l’académie des sciences morales et politiques, vous remarquerez avec moi que ce rapport sur les manuels de SES a été commandité par Yvon Gattaz et Michel Pébereau, qui en sont membres. Comme par hasard, ils sont tous les deux à l’origine de la création de l’Institut de l’Entreprise, dont le but est d’éduquer comme il faut les français à la religion de l’entreprise (voyez leur site…), ce qui commence par chasser toute critique éventuelle qui pourrait en être faite. Encore une fois, républicain je suis, républicain je reste. Je m’en tiens à la laïcité et la neutralité. Je ne représente aucun lobby, je ne veux faire passer aucun message et transmettre aucune autre valeur que celles que la République m’impose de transmettre. Je m’en tiens aux programmes officiels, comme enseignant et comme auteur de manuels. Vous n’êtes à la solde de personne, dites-vous… Toujours est-il que nous ne savons pas qui finance vos activités. Pour ce qui me concerne, c’est l’État et un éditeur privé. Bonne soirée.

Réponse de Nicolas Lecaussin

Pardonnez-moi, cher Monsieur, je n’avais pas remarqué la main invisible du lobby des entrepreneurs à l’Académie. Je ferai plus attention dorénavant aux lobbies des couturiers à cause de Pierre Cardin, à celui des romanciers et des journalistes à cause de Jean d’Ormesson ou bien à celui des banquiers à cause de Pierre Rosenberg.

Par ailleurs, l’entreprise n’a pas de religion, c’est un endroit où l’on crée des richesses ponctionnées par l’Etat pour payer - entre autre - votre salaire d’enseignant. Pour ce qui est des valeurs de la République, vous reprenez le cliché utilisé à tout-va par les politiques (de gauche et de droite). L’URSS était aussi une République comme le sont l’Iran et la Corée du Nord. On ne peut pas vraiment parler dans leur cas de valeurs républicaines… De plus, les valeurs de la monarchie constitutionnelle britannique ou de certains pays nordiques sont plutôt exemplaires…

Contrairement à vous, nous ne recevons pas d’argent de l’Etat (l’argent des contribuables), ni des éditeurs, ni d’aucune entreprise publique ou privée. Nous recevons quelques dons des individus (certains nous ne les avons jamais rencontrés) qui nous permettent de payer un emploi à plein temps et deux autres à mi-temps.

Bien cordialement,

Apses.org | Association des Professeurs de Sciences Économiques et Sociales